Distribution gratuite de moustiquaires : Une offensive nationale contre le paludisme

Le ministère de la Santé et ses partenaires ont procédé, le 12 juillet 2010, à Nanoro, localité située à 85 km de Ouagadougou, au lancement de la campagne de distribution universelle de Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), en présence de la marraine de lutte contre le paludisme au Burkina, Mme Priscille Zongo. L’opération vise à distribuer plus de 8 millions de moustiquaires imprégnées.

L’opération est inédite. Elle a été lancée sous le slogan "pour moins de maladie du paludisme, dormons toutes les nuits sous moustiquaire imprégnée". Il s’agit de la campagne de distribution universelle de Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), lancée par le Premier ministre Tertius Zongo, le 12 juillet 2010 à Nanoro. Ainsi, c’est plus de huit millions de MILDA qui seront distribuées sur l’ensemble du territoire, sauf la province de la Bougouriba qui a déjà bénéficié de la distribution-pilote de ladite campagne en juillet 2009. La campagne s’étale de juillet à novembre 2010.

Elle vise une couverture universelle de la population et consiste à doter une (1) MILDA pour deux personnes. Pour ce faire, il sera procédé au dénombrement de la population. Et, la distribution s’effectuera en fonction de la taille du ménage. A Nanoro, quelques familles en ont déjà bénéficié. Elles les ont reçues des mains du Premier ministre, Tertius Zongo, de la marraine de lutte contre le paludisme au Burkina Faso, Priscille Zongo, épouse du chef du gouvernement. "Vous avez droit à sept moustiquaires imprégnées.

Ah, vous êtes une grande famille", s’est étonné, le représentant du directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, Cyrill Dubois, après avoir servi un ménage à la cérémonie de lancement. L’opération est simple. Le dénombrement se fera de porte-à-porte et la distribution à des sites identifiés à cet effet, sur présentation d’un ticket de recensement. Le coût de l’opération est d’environ 25,3 milliards de F CFA assuré par l’Etat Burkinabè (516 millions) et ses partenaires, OMS, Plan, UNICEF, USAID, Croix-Rouge, Roll Back Malaria, JICA, etc.

Le but effectif est de protéger au moins 80% de la population contre le paludisme. Pour le ministre de la Santé, Seydou Bouda, au Burkina, le paludisme constitue le premier motif de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaires. Selon les données statistiques du système national d’information sanitaire, le paludisme représentait en 2009, 45% des consultations, 54% des hospitalisations, 60,4% des décès dont 7946 décès chez les enfants de moins de cinq ans. Si, les moustiquaires sont bien utilisées, ces chiffres seront réduits à la baisse au profit du développement socioéconomique du pays.

Le Premier ministre, la marraine et le ministre de la Santé, ont tous salué les partenaires dont le Fonds mondial pour leur soutien à la lutte contre la maladie au Burkina. Pour la réussite de l’opération, ils ont appelé la population à un usage efficient des moustiquaires. Un sketch du théâtre de l’espoir, a invité la population à ne pas utiliser les moustiquaires comme filets de pêche. Le succès de cette opération exige l’implication des populations. Et, Mme Priscille Zongo, épouse du Premier ministre, pense que c’est maintenant qu’elle doit montrer son engagement dans la lutte contre le paludisme par l’utilisation des moustiquaires.

La lutte contre le paludisme se fait sur tous les fronts. Selon le chef du gouvernement Tertius Zongo, après la campagne de distribution des moustiquaires, le gouvernement procédera l’année prochaine à une désinsectisation du cadre de vie. "Naturellement le gouvernement et les partenaires font leur part mais il faut que les populations fassent la leur. Dans la distribution des moustiquaires, il faut qu’il y ait du sérieux, que les moustiquaires arrivent à ceux qui en ont droit", a exigé Tertius Zongo.

Dans la lutte contre le paludisme au Burkina Faso, l’étape ultime de succès reste le vaccin. Et, on ne peut pas parler de vaccin sans parler de recherche dans le domaine. En tous les cas, le Premier ministre après le lancement de la campagne, a visité l’Unité de recherche clinique de Nanoro (URCN) qui teste un vaccin contre le paludisme le RTS,S attendu en 2012.

Boureima SANGA

Sidwaya

About these ads
Cette entrée a été publiée dans Non classé. Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s