Vers une guerre totale contre l’excision

Marie Rose Sawadogo

Du 8 au 9 novembre 2009, la capitale du Burkina abrite une rencontre dite «Réunion de haut de niveau du Caire à Ouagadougou relative à l’interdiction totale des mutilations génitales féminines». En prélude à ce rendez-vous le comité d’organisation, piloté par la secrétaire permanente du Comité de lutte contre la pratique de l’excision au Burkina, Marie Rose Sawadogo, a rencontré la presse pour faire le point des préparatifs

Environ une quinzaine de pays participeront à cette réunion dite de haut de niveau du Caire à Ouagadougou. Cette conférence qui a pour thème : «Vers une interdiction totale des mutilations génitales féminines (MGF)» est placée sous la présidence de Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat. Elle aura à ses côtés les premières dames d’Egypte, de la Guinée Bissau, de la Mauritanie et du Cameroun, a affirmé Marie Rose Sawadogo. Les premières dames des pays de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) sont aussi attendues. Les épouses des chefs d’Etat, ainsi que des experts, des parlementaires et des responsables d’ONG vont deux jours plancher sur l’élaboration d’une position commune qui donnera à la lutte contre les MGF un élan décisif pour l’élimination définitive de cette pratique sur tout le continent, a confié la secrétaire permanente. Cela à travers trois exposés portant sur la
législation comme instrument de changement d’attitude, le rôle des medias dans la sensibilisation des communautés touchées par les MGS et l’application efficace de la loi dans la détention et la réhabilitation.
Selon une enquête menée en 2006 pour évaluer les actions du CNLPE présenté par Marie Rose Sawadogo, le taux le plus élevé de cette pratique est détenu par la province du Passoré, avec un taux de 69,78%, et le Yagha avec 69,04%. Les taux les plus bas sont constatés dans les provinces du Boulkiemdé avec 16,52% et la Tapoa, 7,53%. Les dénonciations anonymes encouragées par le CNLPE à travers le numéro vert, 80 00 11 12 et les 22 brigades de gendarmerie dans 16 provinces ont permis en 2008 de décompter 270 cas d’excision et 114 cas de janvier à septembre 2009.

Joël Zoundi (stagiaire)

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