Développement durable : A Paris, Tertius Zongo en appelle à une gouvernance mondiale plus juste

vendredi 20 novembre 2009

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Tertius Zongo avec à sa droite M. Emile Malet, organisateur du forum et à sa gauche Mme Aminata Sidibé Diallo du Mali

Après le forum de Ouagadougou en octobre et en attendant le sommet de Copenhague en décembre, le débat continue sur les changements climatiques et leurs conséquences. La capitale française est ainsi depuis hier et pour 48 heures le cadre de la session France du 7e Forum mondial sur le développement durable (FMDD). Le Premier ministre Tertius Zongo qui y participe au nom du président du Faso y a livré hier matin une allocution où il a rappelé les préoccupations spécifiques des Africains exprimées lors du sommet de Ouagadougou.

« La crise, l’impératif écologique et le climat », c’est sous ce thème que se tient à l’Institut du monde araba (IMA) rencontre également organisée par la revue Passage et l’ADAPes de M. Emile Mallet. Des dizaines de personnalités de divers horizons y prennent part avec pour objectif principal d’affiner les discussions à un mois du sommet de Copenhague. Le Premier ministre Tertius Zongo qu’accompagne le ministre en charge de l’environnement, Salifou Sawadogo, a, au nom du président du Faso empêché, fait le bilan du forum de Ouagadougou qui avait pour thème « Les changements climatiques, quelles opportunités pour un développement durable ».

Si la question des changements climatiques interpelle les peuples et leurs dirigeants sur la nécessité d’une gestion saine de l’environnement, pour Tertius Zongo, les pays africains sont conscients de leurs responsabilités et demeurent convaincus qu’au nom d’une gouvernance mondiale plus juste, les pays qui ont le plus bénéficié du péril environnemental doivent accepter d’en porter le coût.

C’est dans cette attente que lors du forum de Ouagadougou, les pays africains ont exprimés leurs préoccupations spécifiques que le chef du gouvernement s’est fait un devoir de rappeler. Il s’agit principalement :
-  du maintien des acquis de la Convention et du protocole de Kyoto ;
-  de l’appui aux pays en développement pour l’adaptation, l’accès à l’énergie propre, le transfert de technologies, le renforcement des capacités et les financements à travers des projets et des actions concrètes sur le terrain ;
-  de la nécessité d’une réévaluation stratégique du soutien à l’agriculture africaine avant l’échéance des objectifs du Millénaires pour le développement ;
-  du renforcement de la production d’énergies solaire, hydroélectrique et éolienne pour couvrir les besoins énergétiques de l’Afrique d’ici à 2030 ;
-  de la mise en place d’une agence internationale d’assurance sur le climat dotée d’un mécanisme de financement pour la gestion des effets des phénomènes climatiques ;
-  de la tenue en 2010 d’assise financières pour faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent africain…

Après avoir décrit brièvement l’expérience du Burkina en matière de ressources énergétiques, le chef du gouvernement a souhaité que le forum de Paris débouche sur des conclusions déterminantes pour le sommet de Copenhague.

Direction de la Communication et de l’information du Premier ministère

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