Palabres à Copenhague pour mettre la planète bleue au vert!

Lundi, 07 Decembre 2009  Serge mathias Tomondji

On l’attendait depuis des mois, on en parlait sur tous les tons, eh bien, cette fois, ça y est! La 15e Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques s’est ouverte à Copenhague, capitale du Danemark, pour tenter de trouver les bonnes thérapies pour une désintoxication de la planète bleue. Notre terre est, en effet, malade de tous ces gaz qui la réchauffent, de ces perturbations environnementales qui l’agressent perpétuellement et la déséquilibrent dans une indifférence quasi-générale. Admise en état d’urgence climatique à Copenhague, notre planète pourra-t-elle être tirée d’affaire par les sommités des mondes scientifique, politique, environnemental… qui se penchent à son chevet? Réussiront-ils pour autant à la mettre au vert et à la sauver du désastre?

Il est certainement trop tôt pour le savoir. Le sommet dure deux semaines, et les négociations promettent d’être âpres, pour déboucher sur une feuille de route acceptable, avec des engagements chiffrés, pertinents et exécutables. Ainsi, après les répétitions générales – qui se poursuivent du reste dans les coulisses politiques, pour infléchir telle position ou inciter à tel autre engagement – les projecteurs de l’actualité resteront à présent, et durablement, braqués sur la scène de ces grandes manœuvres environnementalo-climatiques, censées bâtir l’après-Kyoto. On parlera stratégies, on vantera, sans doute, les biocarburants, on évoquera les énergies du futur, les systèmes de culture plus sécurisants, etc. mais tout ça pour en arriver à quoi, à quel résultat concret?  

Si l’on disserte avec force arguments sur la nécessité de réduire, au Nord, les émissions de gaz à effet de serre, on se demande encore bien, dans les contrées du Sud,  quelle signification profonde peut avoir tout ce raffut sur le développement de la production, par exemple. En fait, il ne s’agit rien moins que d’un appel au changement de comportement, à promouvoir dans les deux hémisphères, pour permettre à notre planète de mieux respirer et de s’accoutumer au développement sauvage de certaines technologies qui, pour être des médailles d’évolution scientifique, n’ont pas moins leur face, néfaste, de ruine environnementale. Plusieurs questions de fond foisonnent ainsi dans le mortier des discussions de Copenhague. Mais aussi de nombreuses polémiques, et cette sorte de pessimisme sur l’engagement véritable des puissances du Nord à céder, dans les faits, sur un certain nombre de faits accomplis. Accepter, s’engager, jurer même à réduire ses structures polluantes ne suffit pas. Encore faut-il se plier à l’exigence de contrôle de la parole donnée, tout en respectant effectivement ce qui risque de demeurer un catalogue de bonnes intentions…

Et puis, il y a la question financière, notamment vis-à-vis des pays pauvres qui, comme on le sait, partent défavorisés dans la mise en œuvre de politiques diligentes pour sauver la planète de ses matières, structures et pratiques polluantes. Là-dessus, on attend toujours de voir si la magie des chiffres s’opérera et si, plus tard, le geste sublimera la parole. Déjà, l’idée de la Commission européenne de ponctionner 22 et 50 milliards d’euros dans la cagnotte des pays riches pour aider les pays pauvres dans ce combat pour la nature, ne fait pas sourire tout le monde. Todd Stern, le négociateur principal des Etats-Unis au sommet de Copenhague, affirme ainsi que «la Maison-Blanche ne suivrait pas l’exemple de l’Union européenne, qui souhaite fixer la somme que les pays riches devront donner aux pays pauvres dans les dix ans à venir pour les aider à faire face au changement climatique».

Allez, on croise tout de même les doigts, en espérant qu’à défaut de miser sur l’avenir, la planète bleue, au centre de toutes les attentions du moment, prendra du bon temps au cours de ces deux semaines. Entre contradictions tous azimuts et compromis a minima… Après, on verra bien. Comme toujours!

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