FETE DE L’INDEPENDANCE : Le Nord passe le témoin aux Hauts-Bassins

samedi 12 décembre 2009 

Fini le 49e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, commence les préparatifs du 50e. Les festivités ont pris fin hier mais avec la remise du flambeau au gouverneur de la région des Hauts –Bassins.

L’indépendance a mobilisé tout le monde au Burkina en commençant par les fils et filles de la région du Nord. Pendant plus d’une semaine, le public s’est bousculé pour voir les réalisations à Ouahigouya. Des routes ont été bitumées, des logements construits. La fête de l’indépendance laisse des traces indélébiles dans le Nord.

Des activités récréatives sportives et culturelles se sont tenues, des réjouissances populaires organisées par ci, par là. La fête aura concerné tous les burkinabè, du moins tout le Nord. Ils se souviendront encore longtemps cet évènement. La mobilisation était remarquable.

Le dernier acte de cette célébration fut un concert géant organisé à la place de la nation. C’est le moment choisi pour passer le témoin aux Hauts-Bassins. Le pays « bobo » pourra démontrer sa capacité d’organisation. Pour le 49e anniversaire, le bilan est jugé largement positif selon le gouverneur de la région hôte des festivités. Mission accompli pour Viviane Compaoré et son équipe, pourrait-t-on dire. D’ores et déjà, le gouverneur de la région a laissé entendre que « Bobo promet de faire autant si non mieux ».

Les préparatifs commencent dès maintenant si ils veulent réellement battre le Nord en matière d’organisation. La région dispose de potentialités énormes, il suffit d’une bonne organisation et le développement est là. Ne dit-on pas qui veut aller loin ménage sa monture ? Le gouverneur des Hauts-Bassins en est bien conscient et il s’y attèlera pour relever le défit. La célébration officielle des festivités s’est achevée en apothéose par des feux d’artifices. Rendez-vous est donc pris pour 2010 à Bobo-Dioulasso, la capitale culturelle du Burkina.

 

Fête de l’indépendance : Le Burkina dans toute sa splendeur :  

La célébration de la fête de l’indépendance du Burkina, c’est surtout la parade civile et militaire en présence du chef de l’Etat. Elle s’est déroulée ce vendredi à Ouahigouya devant une population en liesse. A pieds, à vélo, à moto ou en voiture, tous avaient de bonnes raisons de faire le déplacement.

11 Décembre 2009, le jour tant attendu est enfin arrivé. Ouahigouya, revêtu de ses plus belles tenues accueille un monde immense. Depuis une semaine les délégations se succèdent dans la capitale du Nord qui les reçoit à bras ouverts. Toutes les régions étaient là depuis le 10 Décembre. Pour les habitants ses villages environnants, il est hors de question de se faire conter l’évènement. Voir le président de la république pour certains car cela arrive rarement, voir les parades militaires ou encore visiter tout simplement la ville.

Chacun a son motif pour venir à Ouahigouya.Toutes les raisons étaient valables et tous les moyens sont bons pour faire partie de la fête. Donc, en voiture personnelle, en car, à moto, à vélo et même à pieds, à chacun sa technique pour arriver à l’heure. Beaucoup n’ont pas hésité à laissé leur maison au village en cette période de froid pour venir dormir sous la belle étoile dans les rues la cité de Naba Kango. Question d’éviter toute surprise désagréable qui pourrait empêcher ou tout simplement une arrivée tardive. C’est aussi leur façon de contribuer à la réussite de la fête.

La sécurité était à tous les recoins de la ville pour règlementer la circulation et parer au plus pressé en cas de problème. La circulation était loin d’être fluide pourtant. Il valait mieux être piéton que cycliste ce matin. Les ambitions sont donc clairement affichées. Il faut contribuer à sa manière à la réussite de la manifestation.

Trois heures d’images inoubliables

9h, l’heure de tous les dangers et de tous les enjeux. Le moment le plus attendu. Pour certains, c’est comme « voire Ouahigouya et mourir ». Ils se sont donc donnés les moyens. Le président est là. Tout est dans l’ordre et le défilé peut démarrer.

D’abord le défilé civil qui aura duré une heure environ. Les membres du ministère de l’agriculture, pour une question de concordance avec le thème, donne le top départ. Maraichers, irrigants, encadreurs, semenciers se succèdent pour montrer à la nation ce qu’ils savent faire dans le sens du développement du pays. Puis suivent les ministères de l’enseignement de base et ceux des enseignements secondaires. Elèves du primaire, du secondaire et du professionnel marchent aux pas les uns à la suite des autres. Tous les ministères étaient représentés à cette parade. Toutes les facettes des richesses du pays ont été passées en revue. C’est tout simplement le Burkina dans toute sa splendeur qui est passé dire au chef de l’Etat : voilà ce que nous avons fait et voilà ce qui nous reste.

Puis commence le défilé le plus attendu, celui militaire. La fanfare de la garde nationale annonce les couleurs, suivie de la délégation militaire malienne et les autres composantes de l’armée nationale burkinabè. Beauté de la tenue, harmonie des pas, mouvements des bras, tenue des armes ; que de la discipline ! La parade militaire a fini de convaincre les spectateurs. Marche aux pas rapides, aux pas lents, les gestes étaient tout simplement beaux.

A la suite des marches, viennent les militaires motorisés et véhiculés. Là aussi l’harmonie et la discipline étaient au rendez-vous. La discipline, il en a été question de la part du public massé le long des artères de la ville. C’est aux environs de 12h que le défilé a pris fin. Ouahigouya d’un point de vue mobilisation est une réussite. De mémoire de burkinabè, on n’a jamais vu un tel monde dans la ville.

49e anniversaire de l’indépendance : La patrie reconnaissante à 105 de ses fils 

Le pays a reconnu le mérite des ses vaillants fils et filles. Ordre de grand croix, ordre national, ordre de mérite, ordre des palmes académiques, ils sont au total 105 personnalités à vivre le bonheur de la reconnaissance de la mère patrie ce jeudi 09 Décembre à Ouahigouya.

10h le Premier Ministre fait son entrée à la place de la nation où l’attendait déjà les récipiendaires, impatient d’arborer leur médaille et une foule immense. Après les salutations d’usage, place fut faite à l’accrochage du précieux médaillon sur les poitrines des heureux élus. « A tout seigneur, tout honneur », dit un adage. Le grand chancelier arbore Gérard Kango Ouédraogo, président d’honneur de l’ADF-RDA, de sa prestigieuse médaille sous le youyou des femmes et une salve d’applaudissements. Pour dire que son action n’est plus à démontrer dans le Yatenga. C’est toute la foule venue assistée à la cérémonie de décoration qui s’est sentie honoré lorsque le père, sinon le grand père a reçu la distinction de « la Grande Croix ».

C’est d’ailleurs le seul à avoir gouté aux délices de la distinction dans cette catégorie. C’est naturellement un sentiment de grande satisfaction qui s’est lu sur le visage du patriarche, génie politique de la Haute-Volta, actuel Burkina Faso. Une distinction qui vient à point nommé car il aura été de tous les grands combats et de tous les grands chantiers visant le développement du pays des hommes intègres. Ce fut un moment d’intense émotion pour toute la région. Très émus, le vieux n’avait d’autre mot que « gloire à Dieu, gloire à Dieu, gloire au Burkina Faso ».

Après cet éléphant infatigable, ce fut le tour d’autres personnalités eux aussi du troisième âge. Après l’homme politique c’est le tour du « grand paysan », celui qui aura vulgarisé la technique du « Zaï » dans la région, le docteur Bernard Lédéa Ouédraogo, président des groupements Naam. Le religieux n’a pas été oublié. Le chef spirituel de Ramatoulaye, Cheick Aboubacar MaïgaII pour son action dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale fut décoré de la médaille de commandeur de l’ordre national tout comme le Dr Lédéa Ouédraogo.

Puis suivent une centaine d’autres personnalités burkinabè et étrangères à être remerciés avec l’ordre du mérite, chevalier ou officier. Le monde académique avec les médailles de l’ordre des palmes académiques, ordre du mérite du commerce et de l’industrie, celui des collectivités locales ou encore du développement agricole, aucun secteur n’a été oublié. Le thème n’a pas été occulté. Deux personnalités ont reçu la médaille du mérite et du développement rural.

La cérémonie de décoration a pris fin avec la visite guidée d’œuvres photographiques que le chef du gouvernement n’a pas manqué d’apprécier ainsi que toutes les autorités présentes.

Moussa Diallo : Lefaso.net

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