Ouverture de la CAN-2010 à Luanda, le Togo se retire avec ses morts

Attaque contre l’équipe du Togo lors de la CAN-2010: deux arrestations à Cabinda

Deux personnes ont été arrêtées par la police angolaise dans l’enclave de Cabinda, après le mitraillage vendredi du bus de l’équipe de football du Togo venant participer à la Coupe d’Afrique des nations 2010, a annoncé lundi le procureur de la province.

Un soldat angolais devant l'entrée du village olympique où séjournent les équipes nationales de la Côte d'Ivoire, du Togo, du Burkina Faso et du Ghana, le 10 janvier 2010

 

"Deux personnes ont été arrêtées. Nous communiquerons dès que nous aurons plus d’informations", a déclaré à la radio nationale angolaise le procureur de la province de Cabinda, Antonio Nito.

Le convoi togolais a été pris vendredi sous le feu de séparatistes alors qu’il venait de pénétrer depuis le Congo-Brazzaville dans l’enclave de Cabinda riche en pétrole, théâtre de troubles depuis l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise en 1975.

Les Forces de libération de l’Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), groupe né en 2003 d’une dissidence du principal mouvement séparatiste, le Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec), a revendiqué cette action et menacé d’autres attaques.

Les autorités angolaises ont promis que la sécurité des équipes serait garantie, tant à Cabinda que dans les trois autres villes-hôtes de la CAN-2010, Luanda, Benguela et Lubango (sud-ouest).

L’équipe du Togo a quitté dimanche soir son camp de base à Cabinda, emportant les corps des deux victimes de l’attaque, membres de l’encadrement de l’équipe des Eperviers, à l’heure où commençait à Luanda la cérémonie d’ouverture de la CAN.

 

Le président angolais José Eduardo Dos Santos a ouvert dimanche soir à Luanda la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN-2010), dont l’équipe du Togo s’est retirée après avoir été victime d’une meurtrière attaque de séparatistes.

La mascotte de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2010) à Luanda (Angola), le 9 janvier 2010"Nous voici réunis, que le meilleur gagne!", a lancé M. Dos Santos, au pouvoir depuis 30 ans, à la tribune du stade "11-Novembre", un édifice de 50.000 places construit par les Chinois pour la compétition.

Et d’ajouter: "Nous condamnons cet acte de terrorisme mais la compétition se poursuivra à Cabinda", où le Onze togolais a été la cible vendredi d’une intense fusillade d’indépendantistes, tuant deux membres de sa délégation.

Le convoi togolais a été pris sous le feu de séparatistes pendant 20 longues minutes, alors qu’il venait de pénétrer depuis le Congo-Brazzaville l’enclave angolaise de Cabinda riche en pétrole, théâtre de troubles depuis l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise en 1975.

L’attaque a été revendiquée par les Forces de libération de l’Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), groupe né en 2003 d’une dissidence du principal mouvement séparatiste, le Front de libération de l’enclave du Cabinda (Flec).

Le secrétaire général du Flec-PM, Rodrigues Mingas, qui vit en exil en France, a menacé dimanche dans un entretien téléphonique avec l’AFP de poursuivre les actions violentes pendant la compétition.

"Les armes vont continuer à parler", a-t-il affirmé, interrogé par téléphone. "Ca va continuer parce que le pays est en guerre, parce que M. Hayatou (Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football, CAF) s’entête" à maintenir des matches de la CAN à Cabinda", a-t-il poursuivi.

Les propos du rebelle, qui vit en exil en France, "ne resteront pas sans suite", a réagi le ministère français des Affaires étrangères.

Les autorités angolaises ont promis à la CAF que la sécurité des équipes serait garantie, tant à Cabinda que dans les trois autres villes-hôtes, Luanda, Benguela et Lubango (sud-ouest).

C’est effectivement sous très haute protection policière que l’équipe du Togo a quitté dimanche soir son camp de base à Cabinda, emportant dans un bus aux rideaux tirés les corps des deux victimes de l’attaque, à l’heure où commençait à Luanda la cérémonie d’ouverture.

A 21h40 (20h40 GMT), l’avion dépêché par le gouvernement togolais les emmenait vers Lomé, alors qu’à Luanda le match d’ouverture entre l’Angola et le Mali (4-4), commencé sur une note de recueillement avec une minute de silence, prenait des allures de festival de buts.

La participation des "Eperviers" à la compétition était restée incertaine toute la journée, suspendue à des négociations entre la CAF, les organisateurs angolais et les autorités togolaises.

Bien que les joueurs aient exprimé dans la nuit leur désir de prendre part au tournoi, "en mémoire" des deux victimes de la fusillade, Lomé a maintenu sa position.

"Nous avons compris la démarche des joueurs qui voulaient exprimer une manière de venger leurs collègues décédés mais ce serait irresponsable de la part des autorités togolaises de les laisser continuer", a expliqué le Premier ministre togolais Gilbert Fossoun Houngbo.

Le chargé de communication du Onze togolais, Stanislas Ocloo, et l’entraîneur-adjoint, Abalo Amelete, ont succombé à leurs blessures à l’aube samedi. Un chauffeur, d’abord donné pour mort, a survécu et se trouvait dimanche en soins intensifs.

Le gardien togolais Kodjovi Obilalé, blessé par balles aux reins et à l’abdomen, a quant à lui été hospitalisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, où il a été opéré samedi soir. Il était dimanche dans un état "critique mais stable", selon l’hôpital.

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