Tremblement de terre à Haïti : Quid de nos ressortissants ?

C’est assurément une catastrophe sans précédant que la terre d’Haïti a connue le mardi 12 janvier dernier. Le Burkina Faso qui y compte quelques ressortissants était sans nouvelles d’eux au moment où nous bouclions cette édition.

Le mardi 12 janvier 2010, un violent tremblement de terre de magnitude 7 sur l’échelle de Richter a secoué Haïti, ce petit pays des Caraïbes, situé sur l’Océan Atlantique. On parle d’importants dégâts matériels et de centaines voire de milliers de personnes qui seraient ensevelies sous les décombres à Port-au-Prince, la capitale où de nombreux bâtiments se sont effondrés. Même le palais présidentiel s’est écroulé mais le président René Préval serait vivant.

Ce drame vient s’ajouter aux cyclones que cet Etat subit régulièrement et aux crises sociopolitiques qui aggravent la pauvreté et la misère des populations. C’est justement pour aider les Haïtiens à sortir de ce marasme politique et économique que le pays est mis sous oxygène avec la mission des Nations unies (MINUSTHA) qui participe aux efforts de paix et de construction si fait que l’onde de choc de la catastrophe naturelle a été ressentie dans beaucoup de pays dont le Burkina Faso qui dispose de personnel civil et militaire (gendarmes et policiers) en service dans des institutions.

Pour avoir la situation de nos compatriotes, nous sommes entré en contact avec le ministère de la Défense qui n’avait jusque-là pas d’informations précises. Le ministère des Affaires étrangères saisi nous a renvoyé au Conseil supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE) où le Secrétaire permanent, Ousmane Nacambo, nous a mis en relation avec un Burkinabè qui est rentré de Port-au-Prince il y a de cela quelque trois mois.

Ce dernier qui a requis l’anonymat a indiqué qu’avant de quitter Haïti, il connaissait 24 de nos compatriotes, notamment des gendarmes et des policiers, le personnel officiant à la MINUSTHA et dans d’autres administrations. Quand on sait que le quartier général de la MINUSTHA a été très sévèrement touché par le séisme, notre interlocuteur se dit inquiet pour nos "frères", d’autant plus que le tremblement de terre est intervenu vers 17 heures (heure locale) au moment où beaucoup de gens sont toujours au bureau pour les différents rapports quoique le service prend fin normalement à 16 heures.

La Communauté internationale est mobilisée pour apporter l’aide nécessaire, et sans doute dans les jours à venir on sera situé sur l’ampleur exacte des dégâts avec à la clé le bilan chiffré des pertes en vies humaines dans les communautés étrangères.

Adama Ouédraogo Damiss L’Observateur Paalga

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