FESTIMA 2010 : 36 sociétés de masques de 8 pays attendues

La dixième édition du Festival des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA) se tiendra du 24 au 28 février prochain dans le chef-lieu de la province du Mouhoun. C’est le comité d’organisation qui l’a annoncé à travers une conférence de presse animée à Ouagadougou dans la salle de conférences du MESSRS. " Caricatures, dérives et détournement du masque" est le thème de ce festival initié par l’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA) et placé sous le patronage de Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’UEMOA. C’était le 18 février dernier dans la salle de conférences du MESSRS.

L’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA) oeuvre depuis 15 ans pour la protection et la valorisation de nos valeurs culturelles en déperdition. Basée à Dédougou, l’ASAMA s’est fixée pour objectif le renforcement des bases d’une identité culturelle dont sont porteurs les masques, la valorisation et la revitalisation de cette tradition aux niveaux national et international en vue de contribuer à la civilisation de l’universel. C’est dans cette perspective que pour la 10e fois, elle organise un festival à dimension internationale avec en toile de fond la mise en valeur du patrimoine culturel immatériel et des échanges devant déboucher sur des solutions idoines pour la protection du masque. Le thème " Caricatures, dérives et détournement du masque" est révélateur pour cette édition qui s’annonce riche en couleurs.

Selon l’animateur principal de ce point de presse, Martin Dakio, secrétaire exécutif adjoint de l’ASAMA, 36 sociétés de masques issues de huit pays africains participeront au FESTIMA 2010. Les pays en question sont le Burkina, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Mali, le Nigeria, le Togo et le Sénégal. Un symposium sous-régional en prélude au FESTIMA réunira des chercheurs et acteurs de la culture de la sous-région autour des préoccupations communes culturelles. La question de la caricature, des dérives et du détournement du masque sera au coeur des débats au cours de ce symposium. Le secrétaire exécutif adjoint de l’ASAMA, président du comité d’organisation de cette 10e édition du FESTIMA, était assisté de Servace Maryse Dabou, commissaire général et secrétaire technique du FESTIMA et de Yé Léopold, directeur de la communication dudit festival.

Ils ont tous réaffirmé la volonté de l’ASAMA d’être un catalyseur dans la lutte contre les prédateurs de ces objets sacrés que sont les masques. Pour Servace Maryse Dabou, l’existence du phénomène n’est plus à démontrer. Il a cité par exemple plusieurs vols de marques dont le tout recent a été commis au village de Toroma en septembre dernier. Pour le commissaire général du FESTIMA, une lutte transversale s’impose pour mettre fin à cette pratique anti-culturelle. C’est dans cette perspective, et selon Martin Dakio, que le rendez-vous de Dédougou ambitionne de réformer les capacités de valorisation et de la diffusion de la tradition du masque d’au moins huit pays d’Afrique. Par cette trouvaille, il s’agit de développer les liens culturels traditionnels et favoriser le développement durable. Quant au temps fort de ce festival, il y aura, selon les animateurs de la conférence, 36 groupes de masques de feuilles, de fibres, de plumes, de tissus et d’écorces.

Le Burkina, pays hôte, présentera 29 groupes de masques et les autres pays, sept groupes de masques. Des expositions itinérantes sur les richesses et les menaces de la tradition du masque en Afrique de l’Ouest vont mettre en évidence la fragilité du patrimoine immatériel qu’il convient de protéger. Les promoteurs du FESTIMA prévoient également la création d’un centre d’interprétation sur les masques en Afrique de l’Ouest pour la mise en valeur des résultats de la recherche et de l’exposition des rues marchandes, des foires culturelles dont la musique et la danse du terroir. Cette dixième édition du FESTIMA de Dédougou est placée sous le patronage de Soumaïla Cissé, président de la Commission de l’UEMOA ; le parrainage du député à l’Assemblée nationale, Arsène Bognesan Yé et la présidence de Filippe Savadogo, ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication.

Par Armel Ilboudo (Collaborateur)

Le Pays

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