12e FITD : Le développement durable passe aussi par les planches

Le Lundi 15 mars 2010, s’est ouvert à Ouagadougou, la douzième édition du Festival international de théâtre pour le développement (FITD). Pendant 8 jours, les festivaliers venus d’Amérique, d’Europe et d’Afrique vont, à la faveur du cinquantenaire des indépendances, s’interroger sur l’apport des hommes de théâtre à la prise de conscience collective des valeurs démocratiques et à la promotion du développement durable.

Le Festival international de théâtre pour le développement (FITD) est né en 1998 à l’initiative de Prosper Kompaoré, un homme de culture dont la notoriété en matière d’art du spectacle n’est plus à démontrer. Depuis sa création, cette manifestation s’est donné pour objectif d’engager une réflexion sur les enjeux, notamment sociaux de la création artistique.

Cette année, le FITD, qui est à sa douzième édition, a choisi de faire de la promotion du développement durable, le thème autour duquel sera axée la réflexion. Pour Prosper Kompaoré, directeur du festival, la présente manifestation qui se tient à la veille des festivités marquant le cinquantenaire des indépendances de la plupart des pays africains est l’occasion de réaffirmer l’existence et la légitimité culturelle de tout un continent. Le présent rendez-vous culturel permettra donc de faire un bilan sur le rôle accompli par le théâtre depuis 1960, ainsi que les forces et limites de cette entreprise.

En effet, cet art a toujours contribué, de manière privilégiée, au dialogue social au sein de la société, et se présente de nos jours comme une démarche alternative crédible pour le développement. C’est donc une autre manière de promouvoir la mondialisation, dans la créativité et le respect. A l’entame de cette 12e édition, un hommage particulier a été rendu à tous les héros de la cause du théâtre africain qui ont disparu en ce début d’année. Dans notre pays il s’agit particulièrement de l’illustre Amadou Bourou, d’Aristide Kagambega et dernièrement de Monique Nacoulma.

Au total, une dizaine de compagnies théâtrales d’Amérique, d’Europe et d’Afrique prendront part à ce rendez-vous tant attendu pour les amoureux du théâtre pour le développement. Dans son discours d’ouverture, Prosper Kompaoré est revenu sur l’étiquête négative qui est généralement associée à l’image de l’artiste de théâtre : celui-ci est souvent perçu comme un fou, un doux rêveur, inutile voire futile pour la société.

Cependant, dira le directeur de l’ATB, « en réalité, chaque personne est un piètre personnage d’un bal de fous, où il joue sa vie à l’image d’une pièce de théâtre ». Par ailleurs, au nombre des principales innovations de cette douzième édition, on retiendra l’instauration d’une compétition artistique qui permettra de décerner des prix et des distinctions aux meilleures œuvres et prestations théâtrales. Au total, onze prix officiels sont prévus.

En outre, en marge des festivités, des ateliers de création et de formation réuniront tous les matins, à compter du 17 mars, une centaine de partenaires et artistes en vue de mener des réflexions sur les différents aspects du thème de la présente édition. Cette dernière est une nouvelle occasion de diffuser une culture prometteuse, à la fois ouverte au monde et moteur de progrès.

Alphonsine M. Laure Ido & Claire Bourdon (Stagiaire)

L’Observateur Paalga

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