Interview : Mgr Philippe ne croit pas à l’homme providentiel !

Son "transfert", (l’expression est de l’archevêque lui-même) pour parler de sa nomination à l’archevêché de Ouagadougou, semble avoir donné un nouveau dynamisme à l’épiscopat. Mgr Philippe n’arrête pas de recevoir. Ce soir là, nous avons dû patienter longtemps avant qu’il ne nous reçoive. A pas de charge donc, il a fini par arriver, avec des mots d’excuse à la bouche : "Merci à L’Evènement qui vient nous rendre une visite de courtoisie et partant, vous me faites une interview. Par mois je dégage des journées disponibles pour accueillir tous ceux qui veulent rencontrer l’évêque. Quelques fois malheureusement les gens sont obligés d’attendre". Après ces mots d’excuse, il a fallu faire vite, parce que Mgr était attendu pour une messe avec les handicapés et il ne voulait pas être en retard. Voici cette interview accordée en exclusivité à l’Evénement dans laquelle le nouveau patron de l’archevêché de Ouagadougou se dévoile.

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’a pas trahi sa réputation. Ceux qui ont connu la période des années 1980, L’Eglise du Burkina, avec Mgr Philipe semble retrouver sa place d’antan. "Je suis venu pour servir l’Eglise famille et la famille humaine toute entière". Découvrez Mgr Philipe, cet "enfant de la savane burkinabè".

Monseigneur présentez-vous aux lecteurs

Merci à L’Evènement qui vient nous rendre une visite de courtoisie. Vous êtes les bienvenus au même titre que tout le monde. L’accueil reste un élément déterminant de ma présence ici à Ouagadougou. Je ne voudrais jamais me refuser à qui que ce soit, qui qu’il soit. Donc la porte de l’Archevêché doit être ouverte. C’est la maison de la famille chrétienne, c’est la maison de la famille humaine et tout frère ou toute sœur en humanité devrait être accueilli dans sa dignité et dans le respect. Donc vous êtes les bienvenus.

Vous voulez que je me présente. Ce n’est pas aisé de parler de soi, je n’aime souvent pas parler de moi. Je suis né dans la savane burkinabé dans la province du Sanématenga à 12Km de Kaya, mon village natal. J’ai passé toute mon enfance à Kaya, mon école à Kaya, puis le petit séminaire de Pabré. En 1967 je suis rentré au grand séminaire de Koumi. J’ai été ordonné prêtre en 1973. Je suis resté six ans comme vicaire, donc prêtre à la paroisse de Kaya ville. Mon évêque Mgr Constantin Guirma m’a envoyé faire une spécialisation à Rome parce qu’ils ont besoin de professeur, etc.

Donc je fis parti du peloton de ceux qui ont été désignés pour cette formation. J’ai fait une formation en droit canonique puis je suis revenu, j’ai retrouvé mon travail à Kaya dans mon diocèse. Chaque prêtre est incardiné dans un diocèse donc, on est ordonné prêtre au titre d’un diocèse ou d’une congrégation religieuse. C’est donc en 1996 que le Pape Jean Paul II m’a nommé évêque de Ouahigouya où je suis resté 12 ans et 6 mois et je me vois transféré à Ouagadougou. La nomination a eu lieu le 13 mai 2009 et la prise de possession canonique à la cathédrale de Ouagadougou a eu lieu le 13 juin 2009. Depuis ce temps, je suis responsable de l’église famille de Dieu qui est à Ouagadougou, à la place de Mgr Jean Marie Compaoré qui est frappé par la limite d’âge, 75 ans et qui a droit à la retraite et a été admis à la retraite.

Avez-vous été surpris par votre transfert ?

Bien sûr que j’ai été surpris. Quand je dis aux gens que j’ai été surpris, ils sont étonnés. Vous voyez, pour être évêque, ce n’est pas un concours. Ce qui est certain, si c’était le fruit d’une campagne électorale, je ne serais même pas candidat. C’est dire que c’est l’œuvre de Dieu. Je ne pourrais quand même pas dire que Dieu est absent de tout ça. Pourquoi il a permis ça ? Et comme j’ai dit oui au Seigneur depuis 1973, je ne voyais pas comment dire non parce que ce n’est rien d’autre qu’un service. J’ai été appelé à ce service tout en voyant la complexité de cette charge, j’ai continué à réaffirmer mon oui pour le service de l’église dans le cadre de l’archidiocèse de Ouagadougou.

Ceux qui vous ont connu à Ouahigouya parlent souvent de vous comme d’un évêque rebelle. Est-ce que cela a joué dans votre transfert à Ouaga ?

(Rires). Non, non, moi je suis un enfant docile de la savane Burkinabé bien éduqué dans le milieu traditionnel, accidentellement parvenu à l’école et voilà. Non pas du tout, chacun de nous est ce qu’il est. Nous avons hérité de notre milieu culturel, des valeurs que nous portons avec plus ou moins de bonheur. Nous avons subi aussi l’influence de l’éducation du petit séminaire, le grand séminaire, le passage à l’université. Tous ces éléments façonnent un homme et on n’a aucun mérite à être ce qu’on est. Je pense que j’ai beaucoup reçu de ma famille, j’ai reçu de ma société, j’ai reçu de l’église et j’essaie d’être vrai, d’être moi-même, d’être ce que tout cela a fait de moi. C’est tout.

Est-ce que le mandat que vous assumez (si on peut l’appeler ainsi) vous le placez sous des signes particuliers ?

Bien entendu en arrivant à Ouagadougou, vous comprenez que Ouagadougou, ce n’est pas Ouahigouya, par la complexité de la tâche. Donc dès le 13 juin à la prise de possession canonique, j’ai eu à formuler un certain nombre de défis. Vous savez, il n’y a rien de nouveau, ce n’est pas moi qui viens inventer Jésus Christ. J’invente pas l’évangile, je suis là pour vivre l’évangile, pour dire l’évangile pour aider mes frères et sœurs à vivre l’évangile, pour être témoin de l’évangile. Voilà c’est un peu ça ma mission. Ceci étant, le premier défi qui me semble quand même important c’est le souci de l’unité.

Dans notre jargon, on dit la communion. Et comme le dit le Pape Jean Paul II dans son exhortation post synodale "Eglise in Africa", l’église ne peut progresser qu’en renforçant les liens de communion entre ses membres, à commencer par ses pasteurs. Cela reste valable d’ailleurs pour toute société, toute famille. Aucune société ne peut progresser, ne peut avancer qu’en renforçant les liens d’unité entre ses membres. Donc dans ce sens je pense c’est un défi de taille pour nous chrétiens. Donc dans ce sens les communautés chrétiennes de base peuvent être providentielles pour une meilleure intégration sociale dans les quartiers. Et chaque fois que j’ai à prendre la parole, j’insiste pour que nous puissions apporter notre quote part pour cette intégration totale au delà des ethnies, au delà des religions, au delà des clivages de toutes sortes.

Le deuxième défi, non moins important, a trait vraiment à la vie chrétienne, le baptême. Le baptême comme nous l’enseignons est une nouvelle naissance qui fait de nous des membres à part entière de l’église famille de Dieu. Ceci étant, tous les baptisés sont appelés à la sainteté, sont appelés à la mission. La sainteté c’est un pilier vraiment de la vie chrétienne. C’est dans la Bible et Jésus lui-même demande à ses disciples, soyez saints comme votre Père du ciel est saint. Vous allez me demander qu’est-ce que la sainteté ? Comme dit le Pape Jean Paul II, "c’est la vie ordinaire vécu à un haut degré".

L’autre point maintenant, c’est être témoin de Jésus. Tout baptisé est un missionnaire, un témoin de Jésus. La dernière volonté de Jésus, "Allez de toutes les nations, faites des disciples, baptisez les, au nom du Père, du Fils et du Saint esprit.". C’est être comme le levain dans la pâte. C’est ambitieux mais ce n’est pas prétentieux. Voilà un peu les défis que j’ai ciblés en disant une parole latine, "duc in Altum" qui veut dire "allez au large". C’est ce que le Pape a retenu au seuil du troisième millénaire pour dire aux chrétiens, allez au large, n’ayez pas peur, il y’a des défis, toujours en avant, jamais en arrière.

Maintenant, sur des questions d’appréciation, est-ce que vous avez des chiffres, des statistiques sur la communauté chrétienne ?

Bon, les statistiques sont ce qu’elles sont au Burkina. Mais les statistiques disponibles semblent dire que la majorité ce sont les musulmans, je crois 60% de la population. La population catholique est estimée à 19% non ? Et les protestants, 4 à 5%. Ces chiffres sont à vérifier mais ça donne quand même un ordre de grandeur. Depuis le début de l’évangélisation dans les années 1900, beaucoup de travail a été fait mais il reste toujours à faire. Nous souhaitons que l’église continue de grandir numériquement mais surtout dans la qualité de la foi. C’est un autre défi auquel nous sommes confrontés.

Vous avez dit tout à l’heure que vous rentrez d’une tournée, qui consiste à rendre visite aux familles chrétiennes. Alors qu’est ce que vous avez constaté, comment se porte la famille chrétienne ?

D’abord je suis étonné et je découvre géographiquement que Ouagadougou est vaste. Il y a des quartiers que je découvre d’abord. Il m’arrive que je demande : sommes nous toujours à Ouagadougou ? Par exemple je vois la zone non lotie de Somgandé ou bien les quartiers au-delà du camp militaire Sangoulé Lamizana, mais c’est toute une ville dans une ville. Quand on se retrouve là bas, les conditions de vie sont difficiles. Sans eau, sans électricité, alors on est toujours dans la capitale ? Donc je découvre géographiquement et humainement aussi la communauté chrétienne dans sa diversité. Je rencontre partout un accueil enthousiaste qui m’étonne. Tenez, dans la paroisse de Gounghin, ce jour là j’ai visité une dizaine de familles. Ça ne dure pas plus d’une demi heure. On arrive, pas d’alcool, pas de nourriture. Seulement l’eau fraîche, la parole de Dieu, ils se présentent et moi je livre un petit message, on fait la prière, je les bénit et on s’en va. Je suis allé dans une famille, il (ndlr : le chef de famille) a fait venir ses enfants qui étaient un peu partout. Une fille qui était à Koudougou et qui est venue parce que l’évêque venait dans sa cour. Moi je tombe des nues parce que moi j’allais de façon très simple mais je repars avec beaucoup de cadeaux (rires). Dans les villages c’est pareil. C’est extraordinaire ; la mobilisation des gens. C’est simplement parce qu’ils ont la foi, ils manifestent de l’intérêt pour leur pasteur.

Votre compréhension du dialogue interreligieux et à quoi cela devrait servir ?

Voilà, moi j’aime dire, Dieu n’est la propriété privée de personne. Dieu n’est pas la propriété privée des musulmans, il n’est pas la propriété privée des chrétiens ni des protestants. J’espère que vous êtes d’accord avec moi. Alors si Dieu est Dieu, s’il est le même, pourquoi ce qui ce passe dans les pays voisins ? On s’entretue, au nom de quoi ? Comment on peut justifier ça ? En quoi tu es plus ami de Dieu que l’autre ? Ce qui est certain pour nous, c’est l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Je ne vois pas un commandement qui l’emporte sur ce commandement là. Tant que y’a pas l’amour de Dieu, l’amour du prochain, est-ce qu’il y’a la religion ? Dans ce sens, nous devons apprendre à nous connaître frères, complémentaires les uns des autres. Toute la problématique du dialogue interreligieux réside là. Et moi je suis agréablement surpris des comportements des communautés de base. Je vous donne un exemple. J’ai visité la paroisse de Gounghin cinq jours. Le dernier jour c’était le dimanche, la fête de la paroisse. Après la messe, nous sommes allés saluer le maire parce qu’il est dans le quartier et nous n’avions pas pu le saluer. Puis à 13H30, nous sommes allés à la mosquée, ce sont eux qui nous ont donné cette heure.

Donc j’étais là bas avec une délégation pour saluer nos frères musulmans. Donc c’est le dernier acte de ma visite dans cette paroisse. Ils nous ont très bien reçu, c’était fraternel, ils nous ont donné à boire, pas d’alcool (rire) !. Et dans tous les quartiers ils (les chrétiens) se sont arrangés pour qu’il ait une rencontre avec les musulmans. J’invite les chrétiens à aller dans ce sens du dialogue interreligieux. Ce qui ne veut pas dire qu’on renonce à sa foi, on respect l’autre dans sa foi. Notre chance est que nous ressentons une réciprocité de la part des autres. Le jour de la Tabaski j’ai été saluer les frères musulmans, c’est ce que je faisais à Ouahigouya. Les gens ont médiatisé cela, alors que pour moi, il n’y avait rien d’extraordinaire. Certains ont senti en cela un signe de tolérance et de dialogue parce qu’ils ont envoyé après une délégation pour venir me saluer pour demander où je célébrais la messe parce qu’ils voulaient aussi venir me saluer.

Il se pose un problème de mœurs, nous publions dans le dernier numéro de notre journal un cas de viol sur mineur commis par des prêtres

Ah vous publiez quelque chose dans ce sens ? Avez-vous fait des enquêtes, précises ? Et identifié les coupables ?

Oui, mais on voudrait surtout savoir de façon générale votre avis sur ce genre de situations qui arrivent souvent et qui peuvent écorcher l’image de la communauté religieuse ?

Bon, notre point de référence c’est l’Evangile et l’Evangile nous donne la volonté de Dieu. Vous prenez les dix commandements, l’adultère est un péché grave. Donc tout ce qui est désordre sexuel, n’est pas l’enseignement de l’Evangile. Tout ce qui va contre cela, c’est une faute grave, que ce soit un prêtre, que ce soit un laïc, que ce soit n’importe qui. C’est contraire à la volonté de Dieu. Donc pour nous, le point de repère éthique, c’est la Bible, c’est la parole de Dieu, c’est l’enseignement de Jésus. Tout ce qui va contre cela, si c’est prouvé, c’est un mal. Maintenant selon les responsabilités, la faute humainement parlant peut prendre plus de volume, faire plus de scandale.

Est-ce que cela n’est pas lié aussi au recul de la morale religieuse dans la vie des gens de façon ordinaire ?

Dans toutes les sociétés humaines, il y a toujours des bons et des moins bons. Seul Dieu est saint et parfait. Le croyant essaie de s’identifier à Dieu, d’imiter et de vivre selon Dieu. Donc c’est toujours une approche. C’est un sujet délicat et pour nous l’essentiel c’est d’avoir nos points de repère. Souvent on perd le point de repère. Quand une société n’a plus de point de repère, là c’est la catastrophe, la vie humaine ne compte plus. Par exemple le problème de l’avortement qu’on tendrait à imposer à toutes les sociétés. Pour nous, la vie humaine est sacrée, elle n’appartient pas à l’Homme qui ne peut pas en faire ce qu’il veut. Donc que ce soit l’avortement, l’euthanasie, les manipulations génétiques, des embryons, l’église se démarque et condamne toutes ces pratiques. Alors ce qu’on peut souhaiter c’est que la société, par l’éducation, donne les points de repères essentiels aux jeunes générations, qui leur permettent de se situer. Mais souvent cela fait défaut, non seulement au niveau des jeunes mais au niveau des adultes aussi

Cette autre question qui est un peu délicate, c’est le rapport église et politique. En tant que premier responsable d’église, qu’est ce que vous en pensez ?

Tout ce qui intéresse l’homme intéresse l’église aussi. La politique concerne l’homme et les sociétés donc elle concerne l’église aussi qui a sa modeste contribution pour le bien être social. Parce qu’au fond la politique c’est quoi ? C’est pour le bien commun. La raison d’être de tout pouvoir c’est le bien commun. On est tous d’accord non ? C’est le bien du peuple. Et qui peut prétendre tout seul faire le bien du peuple ? C’est très complexe. Je crois que c’est ensemble qu’on soulève la toiture et on pose sur le toit… (ndlr : c’est un proverbe qu’il dit en mooré). Donc c’est ensemble qu’on peut contribuer à la paix sociale, au bien commun. C’est tellement complexe pour faire le bonheur d’un homme, à forte raison d’une société. Il faut travailler en synergie, chacun selon sa quote part. la raison d’être c’est le bien de la société, c’est le dénominateur commun et personne n’est propriétaire de l’homme, personne n’est propriétaire du peuple. Ensemble, nous sommes des serviteurs du peuple et c’est en cela que chacun apporte sa modeste contribution. Maintenant les appréciations peuvent varier selon les individus et cela est normal. Mais, que dans le respect, chacun apporte sa modeste contribution.

Vous ne croyez donc pas à l’homme providentiel ?

Dieu seul est providentiel, Dieu seul est provident. Mais l’homme peut être au service de l’homme et nous avons besoin des générations capables d’être au service du peuple.

Les évêques viennent de se prononcer sur un sujet qui préoccupe tous les Burkinabé à savoir l’article 37. Qu’est ce qui a amené l’église à parler de l’article 37 ?

Nous nous sommes retrouvés en réunion, le titre de notre message est " A l’écoute de Dieu, à l’écoute du monde ". Et nous avons adressé ce message aux chrétiens d’abord et aux hommes de bonne volonté. Moi je n’ai rien en plus à dire par rapport à ce que dit l’ensemble des évêques. C’est un message collectif, c’est dans la collégialité que ce message a été rédigé. Il n’a pas de raison d’être sinon par rapport à la modeste contribution que chacun peut apporter pour le bien commun, pour le bien de notre peuple. Il n’y a pas d’autres motivations. Maintenant les interprétations peuvent varier selon les personnes, selon les centres d’intérêt. Mais du point de vue religieux, des évêques, nous avons pensé une modeste contribution à la paix sociale, au bien commun.

On pense que si Mgr Philipe Ouédraogo n’avait pas été à la tête du diocèse de Ouagadougou, cette déclaration n’allait pas sortir.

Ça c’est une appréciation un peu abusive parce que nous avons travaillé dans la collégialité de l’ensemble du corps épiscopal. Ce sont des adultes les évêques, ils savent ce qu’ils veulent. Mgr Philipe Ouédraogo n’est pas le patron des évêques. Selon notre organisation, nous avons trois provinces ecclésiastiques donc trois archevêques (Bobo Dioulasso, Koupéla et Ouagadougou). Chaque province ecclésiastique a un certain nombre de diocèses. Donc du point de vue organisation juridictionnelle, à l’archevêque de Ouagadougou nous sommes quatre diocèses (Ouaga, Ouahigouya Koudougou et Manga). A Bobo ils sont cinq diocèses, Koupéla ils sont quatre diocèses. Notre organisation a un président, c’est Mgr Séraphin Rouamba, archevêque de Koupéla qui est le président de la commission épiscopale et non Mgr Philipe Ouédraogo. J’ai été président dans le temps. Donc ce message est vraiment collégial.

Votre déclaration a créé des réactions dans la presse et certains analystes affirment que votre message créerait des divisions au sein de l’église étant donné que l’église est traversée par plusieurs sensibilités politiques. Ressentirez vous cela ?

C’est une interprétation. Nous avons travaillé dans la communion, sans division, sans tiraillement. Maintenant je ne sais pas quelles sont les confidences qui ont été faites pour qu’on pense qu’il y’a des divisions à partir de ce message.

Interview réalisée par Newton Ahmed Barry et Boukari Ouoba

L’Evénement

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