Salif Kossouka Ouédraogo : Une autre affaire politico-judiciaire au Bénin ?

Salif Kossouka Ouédraogo

JPEG - 39.4 koSelon cette lettre ouverte adressée au ministre de la Justice du Bénin et que nous avons reçue de l’auteur par le Net, Salif Kossouka Ouédraogo serait au centre d’un nouveau scandale politico-judiciaire au Bénin.

L’intégralité de la lettre de M. Jacques GALLOIS.Selon cette lettre ouverte adressée au ministre de la Justice du Bénin et que nous avons reçue par le Net, Salif Kossouka Ouédraogo serait au centre d’une autre affaire politico-judiciaire au Bénin.Mercredi 31 mars 2010 Lettre ouverte à Monsieur Victor TOPANOU Ministre de la Justice du Bénin 31 Mars 2010 Lettre ouverte à
Monsieur Victor TOPANOU Ministre de la Justice du Bénin

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme République du Bénin « Instrumentalisation de la Justice, et de ses représentants, à des fins mafieuses et politicardes »

 

Monsieur le Garde des Sceaux,

Le 15 Mars dernier, en présence du Chef de l’Etat, vous avez été interpellé officiellement par son Excellence, Monsieur l’Ambassadeur de France au Bénin, au sujet de la détention abusive dont je faisais l’objet, à la prison civile de Cotonou (étaient également présents ? : Monsieur le Consul de France, Monsieur l’Officier Supérieur de Sécurité de l’Ambassade).

Arrivé au Bénin le 08 Janvier 2010, j’ai été interpellé par la BEF (Brigade Economique et Financière) le 10 Janvier 2010, soit au bout de seulement 48 heures, et j’ai fait l’objet d’une enquête préliminaire de 4 jours, assigné pour cela en « résidence surveillée ».

Bien que la BEF, dont je ne peux que louer l’intégrité et le professionnalisme, n’ait rien trouvé à me reprocher, et ce malgré les pressions immédiates dont elle a fait l’objet de la part du « Conseiller Spécial à la Présidence : BILLON », j’ai été mis sous mandat de dépôt n° 258 ?/ RP – 10 / 009 / RI – 10, du 14 Janvier 2010, délivré par le Juge du 3éme cabinet (TPI de Cotonou), sur instruction du Parquet, sous prétextes : « d’abus de confiance aggravé, et violation de secrets professionnels ».

Cette incarcération arbitraire fait suite à unesimple requête déposée par Monsieur SALIF OUEDRAOGO, dit KOSSOUKA, « homme d’affaire burkinabé peu fréquentable » qui se prévaut à l’envie du titre de « Conseiller Spécial du Président du Burkina Faso auprès du Président du Bénin », et est à ce titre titulaire du passeport diplomatique n° D1008864 du 02 Octobre 2006, délivré par le Ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso ; passeport diplomatique « de complaisance », bien sûr : sans quoi, un escroc illettré et analphabète, serait le représentant « voyou » de deux Etats supposés indépendants et démocratiques (?).

Inculpé au Burkina Faso pour « complicité de tentative d’assassinat », Monsieur SALIF OUEDRAOGO s’est vu recommander par ses « protecteurs » burkinabés d’aller « prendre un peu l’air ailleurs », au moins jusqu’aux prochaines élections présidentielles, et sévit donc à présent au Bénin, pays où il entend dupliquer les méthodes mafieuses qui l’ont rendu tristement célèbre au Burkina Faso (voir « KOSSOUKA » sur internet).

Malgré plus de 20 heures d’instruction, démarrée le 25 Février 2010, aucun fait n’a pu m’être reproché, le Juge du 3éme cabinet restant préoccupé exclusivement de justifier ses accusations fallacieuses, par une « instruction à charge » ; je ne peux que déplorer que telle intelligence, et telle intégrité intellectuelle soient mises exclusivement au service « du mal », et des intérêts financiers personnels, par corruption active et passive.

Il aura fallu l’intervention exceptionnelle de l’Ambassade de France au plus haut niveau de l’Etat, l’obstination des services consulaires français, la lutte acharnée de mes avocats et le soutien de quelques amis ou béninois intègres, pour que je sois libéré le 22 Mars 2010, soitaprès 10 semaines de détention abusive, sur un arrêt de la Chambre d’accusation près de la Cour d’appel de Cotonou, qui a jugé que mon dossier devait être : « classé sans suite ».

En votre qualité de Ministre de la Justice , je tiens à vous PRECISER les véritables raisons de mon incarcération arbitraire et de ma détention abusive ; elles tiennent :

- Au refus de mon contradicteur Monsieur SALIF OUEDRAOGO, de payer les honoraires 2009 qu’il me doit toujours soit : 65 Millions f cfa (en l’espèce c’est la victime, et non l’escroc, qui a été incarcérée) ;

- A mon refus de cautionner les manipulations et malversations de mon contradicteur Monsieur SALIF OUEDRAOGO, escroc analphabète qui a laissé au Burkina Faso des pertes et dettes financières que j’évalue entre 50 et 60 Milliards f cfa ;

- A mon refus de cautionner les nouvelles tentatives d’escroqueries en cours de mon contradicteur Monsieur SALIF OUEDRAOGO, escroqueries qui visent à soutirer un montant estimé entre 50 et 80,5 Milliards f cfa à ses anciens associés et partenaires : BAT Bénin, GMS, MAES, COFACE, NESTLE, Banques, Caisses sociales, Etats, anciens Collaborateurs ;

- A mon refus de cautionner le gangstérisme d’Etat dont font preuve mon contradicteur, Monsieur SALIF OUEDRAOGO, et ses « protecteurs », qui, par ces pratiques, tentent de spolier dans le même temps, les intérêts français et européens, pour un montant que j’évalue entre 50 et 100 Millions d’€uros ;

- A mon refus de cautionner la violence sociale de mon contradicteur Monsieur SALIF OUEDRAOGO, vaurien irresponsable qui par ses malversations a provoqué la perte de1.500 emplois, précipitant dans la misère près de 15.000 personnes ; (Août 2009 – BAT Bénin : 350 personnes jetées au chômage, sans cause) ;

- A mon refus de cautionner les méthodes mafieuses de mon contradicteur Monsieur SALIF OUEDRAOGO, méthodes qui peuvent aller jusqu’à commanditer un assassinat, en passant par les menaces de mort et la détention abusive, et tout ce qui peut être imaginé en matière de délits et crimes relevant du droit pénal des affaires ;

- A mon refus de cautionner les pratiques récurrentes de corruption active de mon contradicteur, Monsieur SALIF OUEDRAOGO,corruption à tous les niveaux rendue possible par la démesure des fonds détournés, et l’impunité garantie, corruption qui vise, en tout premier lieu, àinstrumentaliser la Justice et ses représentants, à des fins mafieuses et politicardes : au Burkina Faso, et maintenant en République du Bénin. Voilà les véritables raisons de mon incarcération, et de ma détention abusive, toutes preuves à l’appui disponibles, en France, ETAT DE DROIT, s’entend.

En votre qualité de Ministre de la Législation , je tiens à vous préciser que, bien évidemment, aucun des textes législatifs en vigueur n’a été respecté, et que j’ai eu à subir des mesures totalement illégales en violation de tous les principes et règles de Droit, nationaux et internationaux. Vous noterez par exemple :
- Que j’ai été déféré et incarcéré sans avoir pu prendre attache et conseil auprès d’un avocat, sur simple requête d’un escroc patenté ;

- Que je ne connais toujours pas les faits qui me sont reprochés par mon contradicteur, n’ayant eu droit qu’aux seules insultes et menaces haineuses et racistes proférées par le substitut aigri du Procureur de la République, qui m’a reçu le 14 Janvier 2010, et à une instruction exclusivement à charge, par la suite ;

- Que je suis resté 3 semaines sans pouvoir contacter le Consulat de France, ma famille, et un avocat : « mis au secret » ?sans visite et sans droit de communication ;

- Que mon dossier a « disparu » pendant 5 semaines, à compter du 15 Février 2010,extorqué par le parquet (Procureur du TPI de Cotonou), afin d’empêcher mes avocats de déposer un appel auprès de la chambre d’accusation ;

- Qu’en aucun cas le Bénin, ou sa Justice, ne pouvait être compétent pour prendre les mesures discriminatoires qui ont été prises arbitrairement à mon encontre, ne serait ce que par simple bon sens : les faits évoqués ne se sont pas déroulés au Bénin, et je n’ai en aucun cas fait l’objet d’un mandat d’arrêt international ;
- … / … Vous pouvez en tirer les conclusions qui s’imposent, notamment sur la sénescence d’une législation qui attend depuis plus de 10 années son actualisation, et qui conduit aux abus de pouvoirs les plus extrêmes, conférant à des procureurs et des juges véreux, un véritable Droit de Vie ou de Mort.

En votre qualité de Ministre des Droits de l’Homme , j’attire votre attention sur les conditions épouvantables de détention que j’ai subies, et la violation permanente des Droits de l’Homme et du Citoyen au Bénin ;

quelques chiffres sur la prison civile de Cotonou où j’ai été incarcéré, sous le matricule : PCC – N° 24 – Bat B, écrou n° 0116 – 10 – P :
- Prison de 400 places où sont logés 2.300 détenus ;

- 350 détenus « jugés » pour 1.950 autres personnes incarcérées « provisoirement », quelques fois pendant des années ou, pire, sans motif et sans dossier ;

- 41 décès par étouffement (chaleur), pour les derniers chiffres saisonniers connus, premier trimestre 2007 ; ce sujet comme bien d’autres est soumis au plus grand « secret » ;

- Interdiction d’accès à toute organisation humanitaire, mise au secret, malnutrition et mauvais traitements, absence de suivi médical, absence de médicaments, rançonnage permanent, agressions et violences, morales et physiques, … avilissement individuel et collectif ?généralisé ;

- Violation permanente des « droits » des femmes et des enfants ; enfants et nourrissons souvent incarcérés avec leurs mères, dans des conditions d’hygiène épouvantables : gale, poux, infections généralisées, … ;

- Détenus « politiques », pour certains « oubliés » depuis plus de 5 ans ; d’autres mis au secret pour les empêcher de se présenter à telle ou telle élection à venir ; journalistes qui ont déplu ; aigrefins qui n’ont pas su « partager » et « graisser les pattes » ; complices d’hier trop bien informés, donc devenus dangereux, … ;

- Corruption et abus de pouvoirs de TOUSles organes judiciaires, dossiers à charge montés de toutes pièces, chantages, intimidations, menaces, … , détention abusive et escroquerie à l’encontre de TOUSles détenus, quel que soit leur statut social :à chacun son prix ; il n’y a pas de petit profit ! En ce qui concerne les conséquences médicales de mon incarcération, n’eut été l’intervention de l’Ambassade de France, et de son service de santé, la staphylocémie cutanée dont j’ai été victime était en voie de provoquer une septicémie généralisée ; sans omettre les multiples syncopes quotidiennes, et les atteintes à mon intégrité physique, dues aux conditions abominables de détention ;

Seules les qualités humaines du Régisseur intérimaire, jeune officier de gendarmerie qui a accepté de me faire soigner à l’Ambassade de France, de sa seule initiative, et sous sa seule responsabilité, ont permis de « limiter la casse ».  ? Vous avez ainsi une connaissance parfaite des services que vous supervisez, et que vous tentez, par des réformes appropriées, de soumettre à des règles de fonctionnement plus adéquates.

Les 21 et 25 Janvier 2010, j’ai demandé à être auditionné, et à pouvoir faire enregistrer une plainte contre mon contradicteur, Monsieur SALIF OUEDRAOGO ; sans réponse, ni suite du juge, ni du parquet, bien évidemment.

Vous recevrez par conséquent par l’intermédiaire de mes avocats, le détail des 26 chefs d’accusation que j’entends déposer et justifier, contre ce tyranneau illettré et ses complices « voyous » : avocats et associés ; un dossier de 150 pages a été rédigé à cet effet, dossier qui sera communiqué à qui de Droit (donc aux seuls représentants d’un Etat de Droit).

Je vous informe en effet que j’entends prendre dans les tous prochains jours les dispositions suivantes :
- Déposer plainte, à titre personnel, contre la République du Bénin ;

- Déposer plainte en France, au Burkina Faso, et au Bénin, contre mon contradicteur, Monsieur SALIF OUEDRAOGO, ses associés et avocats (voyous) complices ; dénoncer les protections et appuis dont ils bénéficient, à tous les niveaux, à quels prix, et selon quelles méthodes (dossiers : B.O.A.D. – cimenterie LAFARGE – BAT, ….) ;

- Me constituer en tout cela partie civile, afin que toutes les victimes de Monsieur SALIF OUEDRAOGO, et de ses complices (voyous), puissent elles aussi faire valoir leurs Droits, à mes côtés, et demander des dommages et intérêts pour le préjudice qu’elles subissent, silencieusement, depuis des années ;

- Témoigner, alerter et sensibiliser à tous les échelons, Afrique, France et Europe, Etats Unis d’Amérique, les organes d’information, les organes judiciaires et les organes politiques, sur la violation permanente des Droits de l’Homme et du Citoyen, en République du Bénin.

Monsieur le Garde des Sceaux, je vous laisse apprécier par vous-même l’image que peut donner dans de telles conditions votre pays, si ce n’est une image d’un : ETAT DE NON DROIT ; ce ne sera pas une découverte pour vous, puisque je vous sais informé au jour le jour des faits que je dénonce, et dont je ne suis qu’une « victime de plus » ; victime dont la survie n’a tenu qu’à sa nationalité : les « blancs » étant comptés ;

de même, je vous savais préoccupé et parfaitement informé dès le premier jour (10 Janvier 2010) de mon interpellation arbitraire, et dès le premier jour (14 Janvier 2010) de mon incarcération abusive, mais ne pouvant agir, puisque : « les instructions venaient d’en haut ? » !

Je sais, enfin, que les services français ont toujours su trouver, auprès de vous, un appui approprié, et que vous vous débattez, souvent seul, avec vos armes, en un combat que certains imaginent et souhaitent : « perdu d’avance ».  ? Je peux vous assurer ma détermination à connaître, et à divulguer, à tous les niveaux, de haut en bas de la chaîne politique et de l’Administration, les responsabilités, TOUTES les responsabilités, et le nom de TOUS les complices et « protecteurs », TOUS, quels qu’ils soient.

Je vous prie de croire, Monsieur le Garde des Sceaux, en l’assurance de cette ferme détermination, qui me conduira à SOLLICITERprochainement, de vous, et de votre Administration, quelques compléments d’information, et quelques explications supplémentaires, pour le moins, dans un premier temps.

Je reste persuadé que seule une action conjointe de toutes les victimes d’un système pervers et corrompu, permettra de redresser une telle situation : puissions nous y parvenir, ensemble, et avec l’assistance de tous les « gens intègres et de bonne volonté » que compte heureusement la République du Bénin.

J’entends donc porter ce dossier à la connaissance de tous les partenaires du Bénin : politiques, économiques, financiers, commerciaux, et ai déjà prévu, à cet effet, d’en diffuser immédiatement 60 exemplaires.

Enfin, et pour éviter que mes propos fassent l’objet d’accusations de « racisme », et de « néo colonialisme », attaques habituelles des lâches, pervers et corrompus, je tiens à vous préciser ? :

- Que je travaille en Afrique depuis 1972 ; – Que mon épouse est d’origine ivoirienne, et que mes deux enfants (5 et 3 ans), sont de beaux petits métisses, élevés dans l’amour et le respect de leur double culture, européenne et africaine ; c’est donc à ce double titre, de français et « d’africain d’adoption », que j’entends mener ce combat pour préserver l’avenir de ma famille et de mes enfants.

Jacques GALLOIS

Fait à Pamiers, le 29 Mars 2010

Pour Servir et Valoir ce que de Droit

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