Développement de l’Afrique : Le NEPAD préconise la biotechnologie

Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) a organisé le vendredi 9 avril 2010 à Ouagadougou, une rencontre internationale tenant lieu de lancement du Réseau africain d’expertise en biosécurité (ABNE).

Une centaine de participants issus de dix-sept pays du monde se sont retrouvés à Ouagadougou vendredi 9 avril 2010 pour parler biosécurité. L’initiative est du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). La rencontre a été une occasion de lancer officiellement le Réseau africain d’expertise en biosécurité (ABNE).

L’ABNE (en anglais African biosafety Network of expertise) est une initiative du bureau de la science et technologie du NEPAD. C’est pourquoi la rencontre de Ouagadougou a enregistré la présence de sommités de la science. Le NEPAD, selon ses experts, adhère à la biotechnologie et partant, aux Organismes génétiquement modifiés (OGM).

"Si l’Afrique doit s’approprier les sciences, il faut qu’elle la fasse de façon collective", a affirmé le secrétaire exécutif du NEPAD, Ibrahim Assane Mayaki à l’ouverture des travaux. Pour Monsieur Mayaki, le choix du Burkina Faso pour abriter le lancement de l’ABNE n’est pas fortuit. Il a évoqué l’avancement du "pays des hommes intègres" dans le domaine de la biotechnologie en Afrique.

Le secrétaire exécutif du NEPAD reconnaît que les OGM ne font pas toujours l’unanimité. Toutefois, Ibrahim Assane Mayaki estime que l’Afrique doit opter pour la biotechnologie au regard de certains défis. "Nous avons un problème d’insécurité alimentaire en Afrique.

Ailleurs, les autres n’ont pas ce problème. Ils peuvent donc ne pas accepter les OGM. Ici en Afrique nous n’avons pas le choix parce qu’il nous faut trouver des moyens pour éradiquer la faim", a-t-il soutenu, lors de la conférence de presse à l’issue du lancement. De son côté, la ministre de l’Environnement, de la Science et de la Technique du Ghana, Mme Sherry Ayittey a souligné que l’ABNE est né pour soutenir les pays africains.

Selon la ministre ghanéenne, la biotechnique pourrait permettre à l’Afrique d’affronter certains défis du changement climatique. Et de préciser que son pays dispose d’un département relatif à la biosécurité. Pour sa part, le ministre burkinabè délégué auprès du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Maxime Somé pense que "la science est au service de l’humanité, mais ne doit pas détruire l’homme". A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les autorités ainsi que les participants ont abandonné momentanément la salle de réunion pour se déporter à l’Université de Ouagadougou.

Là-bas, l’on a procédé à la remise des clés du Centre scientifique de l’ABNE et à la visite des bureaux du local. L’infrastructure, un bâtiment à un niveau est située dans l’enceinte de l’ex-cité universitaire de Zogona. De l’avis du ministre délégué, Maxime Somé, il s’agit d’un cadre de recherche pour les chercheurs afin de les encourager.

Pour lui, ce centre fera en sorte que les fruits des recherches ne restent pas dans les tiroirs. Le lancement de l’ABNE s’est achevé dans la soirée par une conférence de presse au cours de laquelle les conférenciers ont précisé la nouvelle vision du NEPAD. Selon le directeur exécutif de l’agence du NEPAD, l’institution a permis de mettre en œuvre plusieurs projets régionaux et inter-régionaux. Il a reconnu que "la capacité de communiquer du NEPAD n’est pas à la hauteur des réalisations de l’organisation".

Alban KINI (alban-kini@yahoo.fr)

Sidwaya

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