1er salon de la tomate du Passoré : Un pas vers le développement socioéconomique de la région

Sur initiative de l’association Well-Hooré pour le bien-être social, a été organisée les 9, 10 et 11 avril 2010 à Yako, la première édition du Salon de la tomate du Passoré. Le lancement de cette activité a eu lieu samedi 10 avril dernier en présence du Premier ministre, Tertius Zongo.

Le samedi 3 avril dernier était célébrée à Titao, la fête de la pomme de terre. Une semaine plus tard, c’est au tour de la province du Passoré, chef-lieu Yako, de célébrer dans toute sa splendeur la tomate à travers le 1er Salon qui lui est dédié. Initié par l’association Well-Hooré pour le bien-être social basée à Yako, le salon de tomate, selon la présidente de l’association organisatrice, Fatou Diendéré, entend par cette initiative contribuer au développement socio-économique du Passoré.

Mme Diendéré souligne que le salon de la tomate tire son fondement d’un constat : "depuis 9 saisons, la province du Passoré s’est inscrite en place de choix parmi les provinces de production maraîchère et plus particulièrement de la tomate". Une situation rendue possible selon Fatou Diendéré, par la mise à disposition des producteurs d’une infrastructure hydraulique importante d’un volume d’eau de 100 millions de m3 environ par le président d’honneur du 1er salon de la tomate Oumarou Kanazoé.

La présidente de l’association Well-Hooré estime que ce premier salon de tomate doit permettre d’organiser et dynamiser la filière fruits et légumes dans la province du Passoré ; de favoriser le développement de l’économie du marché en milieu rural, d’améliorer le niveau de vie du monde rural. C’est en prémice de ces attentes qu’un forum sur la production et la commercialisation de la tomate a été organisé en prélude de cette foire. Un forum qui a regroupé les acteurs de la filière autour des sous-thèmes suivants : "Itinéraire technique de production de la tomate, organisation de la filière tomate ; norme de qualité de la tomate".

Le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, président de ce salon de la tomate Laurent Sedogo, voit en cette fête un cadre de promotion mais également de concertation et d’échange d’expérience entre tous les acteurs de cette filière naissante de la tomate".

Evoquant le thème "Quelle stratégie pour garantir une commercialisation durable de la tomate au Passoré", le ministre Sedogo a dit qu’il s’inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement qui est de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans notre pays.

Selon le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, la province du Passoré a produit cette année environ 5 940 tonnes de tomate évaluées à près de 700 millions de F CFA. Une production qui est en baisse depuis les trois dernières années pour diverses raisons, dont la principale selon Laurent Sedogo, réside dans la difficulté de commercialisation du fait de l’inorganisation de la filière. Par la voix de leur représentant, Joachim Sankara, les producteurs ont traduit leurs préoccupations dont la plus importante reste la difficulté de conservation de la tomate.

Remise de cadeaux à des autorités et de matériels à des associations de producteurs de tomate, coupure du ruban et visite des stands ont ponctué la cérémonie le lancement de la 1er édition du salon de la tomate du Passoré placé sous le haut patronage de Son Excellence Tertius Zongo Premier ministre et sous le co-parrainage de Soumaïla Cissé président de la commission de l’UEMOA représenté par son épouse et de Eddie Komboigo directeur général de CAFEC/KA. Une forte délégation du Ghana y était dans l’objectif de renforcer les liens commerciaux.

Yves OUEDRAOGO


Le Premier ministre se prononce sur le salon de la tomate

"Je suis là pour accompagner les producteurs. Le message est tout à fait clair : c’est leur dire que ce qu’ils font entre en ligne droite avec la politique du gouvernement. Nous sommes aussi là pour vivre les problèmes et les succès avec eux. Cette cérémonie nous a fait comprendre que les paysans ont un engagement à produire de la tomate.

Nous avons aussi vu qu’ils ont un certain nombre de problèmes auxquels il faut apporter des solutions. Il faut que nous commencions à travailler comme d’autres font ailleurs. Le monde est ouvert. Les bonnes pratiques d’ailleurs doivent être prises comme exemples chez nous. Il a été question d’une baisse de production. Ils allaient jusqu’à 16 000 tonnes et aujourd’hui ils sont à 6000.

Objectivement il y a des problèmes. Il faut qu’on ait une approche filière et qu’on voit quelles sont les différentes semences qui conviennent, comment on professionnalise nos propres acteurs, comment nous les accompagnons en matière d’encadrement. Mais il faut aussi sans doute réfléchir en matière de conservation, de création d’un marché pour lequel ils ont la maîtrise de l’offre. Nous allons avoir une usine de tomate qui va rentrer en production d’ici la fin de l’année 2010.

Les appels d’offres sont terminés. Il reste l’approbation des marchés en conseil. Nous pensons que Dieu voulant, la campagne prochaine, le ministre de l’Agriculture pourra orienter les producteurs vers cette usine. Je salue les promoteurs de ce salon de la tomate, la mobilisation des populations, surtout leur engagement. Je profite leur dire qu’aussi bien au niveau du gouvernement central que de celui des autorités locales, nous allons leur apporter un appui en fonction des doléances qui ont été formulées".

Y.O.

Sidwata

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