FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL : Bientôt 30 milliards de F CFA pour le Burkina

La mission résidente au Burkina Faso du Fonds monétaire international (FMI) a présenté à la presse, le 14 avril 2010 à Ouagadougou, la déclaration de la 6e revue du programme 2007-2010. Cette revue, dernière du genre, a été menée par une mission du FMI conduite par Malangu Kabedi-Mbuyi, dont l’équipe a eu des échanges avec les autorités burkinabè afin de négocier un nouveau programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Du 25 mars au 9 avril dernier, une mission du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Ouagadougou afin de mener des discussions relatives à la sixième revue du programme économique et financier des autorités soutenu par le FMI, et de s’accorder avec les autorités sur un cadre de politique économique pouvant soutenir un nouveau programme de trois ans au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce nouveau programme sera financé à hauteur de 30 milliards de F CFA. Suite à cette mission, la délégation résidente au Burkina Faso du FMI a rencontré la presse nationale et internationale, le 14 avril 2010, pour lui présenter la déclaration de la mission conduite par Malangu Kabedi-Mbuyi.

De la dernière revue du programme triennal, il est ressorti que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) en termes réels s’est ralentie pour s’établir à 3,2%, comparé à 5,2% en 2008. Cela étant dû, d’une part, au ralentissement de l’économie mondiale qui a entraîné la baisse de la demande du coton, et, d’autre part, à l’impact des inondations du mois de septembre dernier qui ont affecté l’activité économique et la demande intérieure au Burkina Faso. Les tensions inflationnistes ont par contre sensiblement baissé en 2009 sous l’effet de la baisse des prix des produits alimentaires et pétroliers sur le marché mondial. Ce qui est perceptible à travers le taux moyen d’inflation de 2,6% contre 10,7% en 2008. La hausse des exportations d’or et la baisse de la facture pétrolière traduisent par ailleurs l’amélioration du déficit du compte courant extérieur.

La mission a également relevé des dépenses additionnelles occasionnées par les chocs exogènes que le pays a connus en 2009. Elle a cité notamment les cas de la crise financière et des inondations. Toutefois, le déficit budgétaire global a légèrement augmenté pour atteindre 4,8% du PIB et le recouvrement de recettes s’est amélioré grâce aux mesures prises par les autorités pour renforcer l’efficacité des régies financières et lutter contre l’évasion fiscale. Tous ces constats ont conduit la mission à conclure à la conformité de la mise en oeuvre du programme aux attentes. En effet, les objectifs quantitatifs ont été atteints et les mesures de réformes structurelles exécutées comme prévu dans l’ensemble.

Quant au nouveau programme économique et financier qui pourrait être soutenu par le FMI au titre de la FEC, les autorités burkinabè et la mission se sont accordées sur ses grandes lignes. L’objectif principal de ce nouveau programme est de consolider la stabilité macroéconomique et renforcer les réformes structurelles et les politiques sociales afin de soutenir la croissance et la réduction de la pauvreté. Les prévisions de 2010 situent la croissance économique à 4,4% grâce essentiellement aux secteurs agricole et minier.

L’inflation resterait en deçà de 3 à 13,8% du PIB, et les dépenses devraient se situer à environ 23% du PIB. Le déficit budgétaire atteindrait environ 5% du PIB, et les réformes structurelles viseront surtout à renforcer la gestion des finances publiques, soutenir le développement du secteur financier, raffermir le secteur cotonnier et à améliorer l’environnement des affaires. La revue de la performance de l’actuelle FEC, ainsi que les nouvelles politiques proposées dans le cadre de la prochaine FEC seront discutées par le Conseil d’administration du FMI en juin 2010. Selon Isabell Adenauer, représentante résidente du FMI au Burkina, le précédent programme a bénéficié d’un financement d’environ 63 milliards de F CFA, et le suivant sera financé à environ 30 milliards de F CFA.

Honoré OUEDRAOGO

Le Pays

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