BICIA-B : le DG ferme les portes, les travailleurs dehors

Après le sit-in de ce mardi 20 avril, durant lequel ils ont réclamé le départ du directeur général, Luc Vidal, les travailleurs de la Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina (BICIA-B), se sont retrouvés tous, hormis le DG qui aurait fermé les portails de l’établissement, dehors, ce mercredi 21 avril.

Ils étaient des centaines de personnes à occuper les alentours du siège de la Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina (BICIA-B), ce mercredi 21 avril 2010. Car les portes leurs ont été fermées, selon eux, par le directeur général de l’institution, Luc Vidal, dont ils ont réclamé, la veille, le départ, à travers un sit-in. Un mouvement que M. Vidal juge « illégal » au « Pays des hommes intègres ». C’est ainsi qu’il a décidé, ce mercredi, par mesure d’anticipation, ne pas ouvrir l’enceinte de l’établissement aux agents, dans le but d’éviter les provocations, mais aussi de calmer les ardeurs et pousser les employés à mieux réfléchir, a-t-il expliqué. Pour le DG, les représentants du personnel, ne doivent pas s’ingérer dans la gestion, un domaine de la direction générale de la maison.

« Nous ne pouvons pas accepter que les délégués du personnel demandent la démission de qui que ce soit », a-t-il rétorqué. Quant au personnel, par la voix d’un de ses délégués, les problèmes sont de divers ordres : le refus de la prise en charge de leurs frais médicaux, que la banque a externalisés depuis quelque temps ; le fait que la direction les oblige à voyager dans des moyens de transport en commun, lors des missions, alors qu’eux les chefs, voyagent dans des véhicules de service climatisés. « C’est injuste », a signifié Mme Tougra, un des délégués syndicaux. A ces griefs des travailleurs s’ajoute, les prêts scolaires que la banque refuse maintenant d’accorder à ceux qui n’ont pas d’enfant, a-t-elle laissé entendre.

« On ne va pas les laisser faire car même si on n’a pas d’enfants, on doit pouvoir aider les parents », regrette un travailleur sous l’anonymat. En somme, les employés de cette institution financière s’élèvent contre toute remise en cause de leurs avantages sociaux, telle l’intégralité des primes que la banque doit leurs donner à la fin de chaque année de travail, après l’enregistrement d’un bénéfice donné. Toujours selon les travailleurs, la politique de l’actuelle direction fait même fuir la clientèle, toute chose qui pourrait conduire à la banqueroute de la banque. Ce qui mettrait les familles de ses 273 employés dans des problèmes véritables, ont noté les employés qui demandent aux autorités burkinabè d’agir avant qu’il ne soit tard.

Ndiaga Thiam

Fasozine

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