BOUGOURIBA : La justice se rapproche des populations

Les populations de Diébougou ont pris d’assaut la colline située sur l’axe Diébougou-Bobo le lundi 26 avril 2010 pour assister à l’inauguration du Palais de justice et de la Maison d’arrêt et de correction de ladite ville. Ce nouveau Tribunal de grande instance (TGl), 24e du genre, couvrira les provinces de la Bougouriba et du loba qui, auparavant, relevaient du TGl de Gaoua.

C’est le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Zakalia Koté, qui a présidé la cérémonie inaugurale. Il était entouré du ministre des Sports et des Loisirs, Jean Pierre Palm, du ministre délégué à l’Enseignement technique et à la formation professionnelle, Maxime Somé, du gouverneur du Sud-Ouest, Komyaba Pascal Sawadogo et des autorités provinciales de la Bougouriba.

L’évolution de la société moderne engendre des antagonismes, et c’est à la justice de concilier les différences, de réparer les torts causés par les uns et les autres. C’est pourquoi, selon le ministre de la Justice, il y a une nécessité pour l’Etat de se doter d’un système judiciaire performant. Pour concrétiser cela, le gouvernement burkinabè, à travers son plan d’action national pour la réforme de la justice, a décidé de rapprocher la justice du justiciable en créant de nouveaux Tribunaux de grande instance (TGl).

Celui de Diébougou, inauguré le 26 avril 2010 en même temps que la Maison d’arrêt et de correction de Diébougou (MACD), s’inscrit dans cette dynamique. Outre le ministre de la Justice, les autres intervenants que sont le maire de Diébougou, K. Nikolas Da, le gouverneur du Sud-Ouest, Komyaba Pascal Sawadogo ont tous reconnu l’importance du TGl de Diébougou et salué les efforts des uns et des autres qui ont contribué à son aboutissement. Le maire et le gouverneur ont souhaité que les populations fréquentent le Palais de justice non pas pour se retrouver à la Maison d’arrêt et de correction de Diébougou mais plutôt pour se faire établir des casiers judiciaires, des certificats de nationalité, des registres de commerce et bien d’autres actes.

Selon le maire, les populations ont compris que le Tribunal, loin d’être un instrument de répression, est plutôt un instrument de régulation et de stabilisation de la société. C’est pourquoi elles l’ont exprimé depuis le 9 août 1994 au président du Faso lors d’une visite dans la province. Bâti sur une superficie d’un hectare, le Tribunal de grande instance de Diébougou compte 14 bureaux, une salle d’audience, une salle de délibérations, une bibliothèque, une guérite et des latrines. Le coût global est estimé à plus de 218 millions F CFA.

La Maison d’arrêt et de correction est construite sur 10 ha et a coûté 199 millions de F CFA. A terme, le ministère de la Justice, de l’avis de son premier responsable, compte normaliser l’édifice par la construction de quartiers pour femmes et pour mineurs. Pour lui, la MACD est un mal nécessaire et les populations ne doivent pas la percevoir comme un outil de privation de liberté, mais un espace d’amendements et de réinsertion sociale. Il a exhorté les magistrats à éviter d’être de simples machines qui déclament mécaniquement le droit mais à faire du prétoire un lieu d’écoute, d’expression, d’équilibre et à créer un climat de confiance entre la justice et le justiciable.

Après les discours, l’un des temps forts de la cérémonie inaugurale a été l’installation officielle des magistrats du TGl de Diébougou. Ainsi, le président du Tribunal de grande instance de Diébougou, Emmanuel Konéné, le procureur du Faso près le TGl de Diébougou, Rasmané Bikienga, le juge d’instruction et le substitut du procureur ont été installés dans leurs fonctions. La visite de la MACD a mis fin à la cérémonie.

François SOME (Collaborateur)

Le Pays

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