Benoît XVI rassemble un demi-million de pèlerins à Fatima

Un demi-million de personnes, jeudi à Fatima, pour suivre la messe de Benoît XVI. Ce pape, dont l’image était pourtant au plus bas avec les affaires de pédophilie , rassemble davantage – selon la conférence épiscopale portugaise – que Jean-Paul II, au même endroit le 13 mai 2000.

Du baume au cœur pour Benoît XVI, qui commence à accuser la fatigue de ces trois jours de visite intense (il rentre à Rome dans la soirée après une courte étape, vendredi matin, à Porto). Le Souverain Pontife a répondu à cette mobilisation massive des Portugais par un visage rayonnant de gratitude. Et par ces mots : « Ce n’est qu’avec cet amour de fraternité et de partage que nous réussirons à bâtir la civilisation de l’Amour et de la paix » C’était donc jeudi matin, sous le soleil radieux d’une messe en plein air, alors que la météo avait prévu une pluie battante…

« La mission prophétique de Fatima », a-t-il lancé en référence aux apparitions de la Vierge commencées le 13 mai 1917, est un combat toujours actuel pour la cause de la « solidarité fraternelle ». Elle s’oppose à « l’égoïsme mesquin de la nation, de la race, de l’idéologie ». Un message, a-t-il assuré, qui a « le pouvoir d’enflammer les cœurs les plus froids et les plus tristes ».

Application immédiate, à la fin de la cérémonie, avec les nombreux malades présents qu’il a choisi de tutoyer, contrairement à son habitude, pour mieux les encourager : « Avec cette espérance au cœur, tu peux sortir des sables mouvants de la maladie et de la mort, (…) dépasser la sensation d’inutilité de la souffrance qui consume la personne au plus profond d’elle-même et la fait se regarder comme un poids pour les autres, alors qu’en vérité la souffrance, vécue avec Jésus, sert au salut des frères… »

« Nouveau dynamisme missionnaire »

Même élan de cet homme de 83 ans pour « enflammer » cette fois les évêques du Portugal avec qui il a déjeuné. « En vérité, les temps dans lesquels nous vivons exigent un nouveau dynamisme missionnaire des chrétiens », leur a-t-il signifié. Il attend donc un réveil des catholiques à qui il a d’ailleurs lancé un message provoquant.

Critiquant « le silence de la foi » dans certains milieux – « hommes politiques, intellectuels, professionnels de la communication » -, il a dénoncé ces « croyants honteux de leur foi qui prêtent leur concours au sécularisme, qui fait obstacle à l’inspiration chrétienne » pendant que d’autres « défendent avec courage une pensée catholique vigoureuse, fidèle au magistère ». Car, a-t-il conclu : « Ce qui est décisif, c’est de réussir à inculquer chez toute personne qui évangélise un vrai désir de sainteté et la conscience que tout résultat dépend essentiellement de l’union avec le Christ et de l’action de son Esprit. »

Sans illusion toutefois. « Il ne s’agit pas de retourner au passé, ni d’un simple retour aux origines, mais de retrouver la ferveur des origines, de la joie du commencement de l’expérience chrétienne », estime-t-il.

Benoît XVI insiste au contraire sur le témoignage personnel, car il est persuadé que « la foi catholique pourra très difficilement toucher les cœurs à travers des simples rappels moraux » .

www.lefigaro.fr

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