REAMENAGEMENT ET EXTENSION DE L’AEROPORT DE OUAGA : Les gros oeuvres exécutés à 80%, fin des travaux pour fin 2010

Le 11 mai 2010, Mathieu K. Bouda, Secrétaire général du ministère des Transports, a effectué une visite guidée sur le site de l’aéroport international de Ouagadougou. Avec son équipe technique, le SG a pu constater l’état d’avancement des travaux et encourager les acteurs du chantier. Le taux d’exécution des gros oeuvres, selon Aristide Bazié, de l’entreprise CINCAT, se situe entre 75 et 80%, et grâce aux innovations apportées, l’espace de l’aérogare passe de 2 975 à 6 645 m2.

Dans le but de permettre la mise en concession de l’aéroport international de Ouagadougou, le département des Transports a entrepris depuis 2004 son réaménagement et son agrandissement. Etant donné sa vétusté et ses faibles capacités d’accueil, il était nécessaire de le rénover et de le remettre aux normes aéroportuaires internationales, et de le renforcer pour attirer l’intérêt des investisseurs éventuels. Confiés à la Compagnie pour l’ingénierie, la coordination et l’assistance technique (CINCAT), les travaux d’extension et de réaménagement de l’aérogare sont à une étape importante de leur évolution.

C’est ainsi qu’ en l’absence du ministre, le Secrétaire général du ministère des Transports, Mathieu K. Bouda, a effectué une visite sur le chantier, le 11 mai 2010, pour constater l’état d’avancement des travaux et encourager les travailleurs à oeuvrer pour un respect strict du délai. Et à propos de l’échéance, le guide de la visite, Aristide Bazié, Directeur du département Etudes architecturales de CINCAT, s’est voulu rassurant. Avec un taux d’exécution des gros oeuvres compris entre 75 et 80%, l’architecte a dit que son entreprise était en train de tout mettre en oeuvre pour que la période de la fin de l’année annoncée par le chef du gouvernement comme celle de la fin des travaux soit respectée. Tout en précisant que l’autre inconnue pourrait être la disponibilité sur le marché en temps opportun des équipements comme la sonorisation, les tableaux afficheurs numériques et les banques d’enregistrement, il a tout de même promis que les marchés seraient attribués dans les meilleurs délais.

Il n’en fallait pas plus pour rassurer le représentant du ministre, qui n’a pas omis de saluer le dynamisme de l’équipe des travailleurs dont il a loué la qualité des réalisations. Il ne doute point donc de l’atteinte de l’objectif visé par le projet, à savoir réaménager et agrandir les espaces existants pour accroître la capacité normalisée d’accueil de passagers qui doit passer de 200 mille à environ 500 mille passagers par an.

Pour ce faire, les travaux visités par le SG consistent en un agrandissement du hall public qui passe de 320 à 1 063 m2, de la salle d’enregistrement qui passe de 282 à 564 m2, de la salle d’embarquement qui passe de 272 à 617 m2, de la salle d’arrivée et de la livraison des bagages qui passe de 666 à 1 360 m2. L’espace de tout l’aérogare devra, au final, passer de 2 795 à 6 645 m2. Il est également prévu l’acquisition des équipements nécessaires au traitement, à l’assistance aux passagers et à la manutention des bagages par l’augmentation du nombre de banques d’enregistrement qui passe de 5 à 11. En ce qui concerne les travaux d’adaptation de l’aéroport aux normes internationales en matière de sécurité aéroportuaires, l’ensemble des installations sera placé en source d’énergie secourue en cas de panne de la Sonabel.

Ce qui nécessite l’acquisition d’une centrale électrique autonome de relais. Les boutiques free-shop seront ramenées dans la "zone réservée" accessible uniquement après le contrôle police à l’embarquement. Il est également envisagé l’aménagement d’une zone de contrôle additionnel de sûreté des passagers à l’embarquement pour les compagnies aériennes, la création d’un espace pour installer deux postes de contrôle aux RX des passagers et des bagages qui seront également contrôlés et protégés à leur sortie pour embarquement. Conformément à la réglementation actuelle en vigueur, la zone livraison bagages est en réaménagement afin d’installer le carrousel (un tapis bagages) à l’intérieur. Deux salles de sûreté hommes et femmes, une salle de crise et un local de vidéosurveillance ont été construits au premier étage, et les services de police, de douane, de gestion de l’aéroport et de transit seront renforcés.

Au niveau du volet modernisation de l’aérogare pour la rendre plus attractive, la capacité d’accueil des compagnies aériennes dont le nombre de bureaux passe de quatre à douze sera augmentée, et comme mesure sécuritaire et commerciale, il y aura dans la salle d’enregistrement des bureaux accessibles à la fois aux clients cherchant à acquérir un billet et aux voyageurs déjà munis du titre de voyage.

Quant à la question des inondations dans les salles d’embarquement en saison pluvieuse, elle sera résolue par des travaux d’assainissement qui permettront de relever le niveau d’environ 30 cm, et dévieront les eaux venant du côté piste. En vue d’améliorer le confort dans le hall public, le toit métallique sera remplacé par un autre en béton armé, et la façade côté ville sera refermée par des baies vitrées afin d’éviter les tempêtes de poussière et de pluie à cet endroit. En plus de la réorganisation et l’augmentation du nombre de services d’exploitation et de gestion de l’aéroport, il sera créé de petites boutiques commerciales et un free-shop au 1er étage, et la salle d’embarquement sera agrandie, le salon VIP transféré au 1er étage accessible à partir de la salle d’embarquement.

Afin de permettre aux passagers, leurs visiteurs et leurs accompagnants de se restaurer sur place, deux restaurants seront réalisés dont un au premier étage, et qui offrira une vue panoramique. Le respect des normes en matière de dispositions relatives aux bâtiments publics destinés à recevoir des personnes diversifiées y compris celles à mobilité réduite a été pris en compte par le projet. En effet, des rampes d’accès et de sortie pour handicapés du hall d’arrivée, de livraison des bagages et de la salle d’embarquement du côté piste ont été créées, et un ascenseur monte-charge a été conçu. Si cette démarche vise à rendre plus moderne l’aéroport de Ouagadougou, il est à noter que ce dernier sera un jour déplacé à Donsin. Les deux premières phases de réalisation de ce nouvel aéroport nécessiteraient la coquette somme de 176 milliards de F CFA. Quant à la troisième, elle va chercher dans les 262 milliards de F CFA.

Honoré OUEDRAOGO

Le Pays

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