Forum Africallia 2010 : « Le salon a dépassé nos espérances »

Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Deux jours de rencontres. 2770 rendez-vous B to B (Business to Business) entre 376 hommes d’affaires représentant 250 entreprises de 20 pays. Ce sont là quelques chiffres parlants. Le premier forum Africallia a répondu à toutes ses attentes. La clôture est intervenue ce vendredi à l’hôtel Laïco dans une ambiance festive.

« Grâce à Africallia, Zoodo International a pu rencontrer de potentiels partenaires », se satisfait Ablassé Ouédraogo, l’ancien ministre des affaires étrangères du Burkina et administrateur de cette agence-conseil. « Après cette rencontre, c’est le suivi qui va être déterminant pour fructifier l’offre des rencontres. Donc, l’un dans l’autre, nous tirons une satisfaction parce qu’en tant que structure très jeune, ça nous permet de nous faire connaître et mettre en exécution nos objectifs », ajoute-t-il. Désormais cette jeune agence-conseil a les contacts qu’il faut. Que ce soit dans le cadre formel (les rendez-vous B to B programmés par Africallia) ou informel, « un contact vaut un autre, l’essentiel, c’est de savoir lui donner un contenu », précise Ablassé Ouédraogo. Cette agence ne pouvait être mieux servie que par Africallia. Désormais, elle dispose d’un réseau, d’un carnet d’adresses très fourni.

Comme cette structure, elles sont plusieurs autres participantes à ce premier forum d’Africallia à se tirer d’affaires. Les sentiments de satisfaction sont les choses les mieux partagés au soir de la clôture de ce rendez-vous. « Africallia, c’est la première expérience et elle vaut la peine d’être recommencée », ajoute-t-il. Pour faire des affaires, c’est le dialogue et Africallia est un lieu de dialogue.

Marie-France de Breton, vice-présidente du conseil canadien pour l’Afrique est du même avis. Nous sommes satisfaits de l’organisation tant du côté logistique que des rencontres. Sept entreprises canadiennes ont répondu à l’appel. Beaucoup de contacts ont été noués mais pas de contrats pour l’instant. D’ailleurs, les hommes d’affaires ne sont pas très bavards sur les contrats qu’ils obtiennent. « Ils ne venaient pas pour des contrats mais pour des contacts et à ce niveau, ils sont très satisfaits », précise-t-elle.

Comme par complicité, Fatou Thiam de la stratégie de la croissance accélérée de la primature du Sénégal embouche la même trompette. « L’organisation était impeccable, les rendez-vous bien pris. Il y a une synergie totale et tout est logique ». La ponctualité était de rigueur, les Burkinabè très accueillants. « Le salon a dépassé nos espérances tant dans le nombre de participants que dans la qualité et la diversité », soutient-elle. Seul bémol à souligner la restauration qui est à diversifier.

Abdou Mahama du Niger est le représentant d’un laboratoire d’analyse médical à Niamey. Il a pu nouer 16 contacts. Mais sa satisfaction est à relativiser. Il relève des problèmes de communication dus au fait qu’il ne s’exprime pas en Espagnol. En plus, « certaines grosses entreprises ne sont pas représentées, c’était essentiellement les petites et moyennes entreprises. J’ai demandé des fournisseurs de produits chimiques mais je n’ai vraiment pas rencontré », confie-t-il, quelque peu amer. « Mais les chambres commerce vont me mettre prochainement en contact avec ces fournisseurs », espère-t-il. Qu’à cela ne tienne l’organisation d’Africallia est un grand coup, reconnait-il.

Ce serait alors un pléonasme que de dire le bilan est positif. « Nous attendions 300 participants, nous en avons eu 376 représentant 250 entreprises de 20 pays. Au niveau des rendez-vous, nous avons obtenu 2770 rendez-vous d’affaires qui ont effectivement eu lieu et la plupart de ces rendez-vous se sont conclus par des projets, des contrats ou des liens de partenariat » annonce Gaspard Ouédraogo, le président du comité de pilotage de la rencontre, visiblement soulagé.

Sur le plan de la maîtrise de l’outil de gestion d’Africallia qui est un logiciel, les ressources humaines étaient à la hauteur et ont permis d’assurer de bout en bout une bonne gestion de l’évènement. Mais lorsqu’on demande à Gaspard Ouédraogo, sa plus grande satisfaction, il en cite plusieurs : la tenue effective du forum, la participation qui a été à la hauteur de nos attentes. Mieux, ceux qui sont venus en redemandent. D’ailleurs, « il faut s’atteler pour le prochain Africallia » dont la périodicité et le lieu de déroulement n’ont pas encore été déterminés. Pour le suivi, pas d’inquiétude à se faire. « L’ONUDI a mis à notre disposition un logiciel de gestion pour permettre de suivre tout le flux des relations qui se sont noués à l’occasion ce forum », rassure Gaspard Ouédraogo.

Beaucoup de contacts entre des entrepreneurs et des organismes de soutien et de financement internationaux ont pu être noués, il reste désormais le plus important à savoir la concrétisation par des contrats. Le forum a pris fin par un diner gala à l’hôtel Laïco de Ouaga 2000. Les hommes d’affaires se sont laissés emportés par le satisfecit. Quasiment, des plus jeunes aux moins jeunes, ont esquissé quelques pas de danses et se sont donné rendez-vous pour la prochaine édition d’Africallia.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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