TELEPHONIE MOBILE AU BURKINA : Le bel exemple de fermeté du gouvernement

Zain Burkina

Il y a longtemps que le gouvernement s’est montré aussi ferme et décidé qu’il l’a été ces dernières semaines dans le feuilleton "licences d’opérateurs de téléphonie mobile". En tout cas, les Burkinabè ont été agréablement surpris par cette intransigeance manifestée par l’ARCE (Autorité de régulation des communications électroniques) et le gouvernement face à Telecel, Celtel et Telmob qui traînaient des pieds pour renouveler leurs licences d’exploitation.

Apparemment, cette fois-ci, les coups de fil derrière les poulaillers pour régler la question "entre nous" n’ont pas marché. Et pour cause, il n’y avait pas réseau ! Voilà donc qui est à saluer. Mais il est à espérer que ce nouvel esprit ne ressemble pas à une vapeur d’eau qui s’évanouit dès la sortie de la marmite du feu. Il est temps que la culture de la lutte contre l’impunité soit instaurée dans le champ de l’économie du Burkina Faso. Mais il n’y a pas que l’économie. D’autres domaines attendent la ferme poigne de l’Etat.

Pour en revenir au cas spécifique de Telecel Faso, on ne cherchera pas à savoir si le mot "accord" utilisé pour qualifier sa mise en conformité avec la loi en lieu et place du terme "payé", réservé à Celtel, cache un "deal" ou pas. Car là n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le courage qui a ordonné que ce réseau soit interrompu.

L’essentiel, c’est aussi de savoir comment Telecel va dédommager ses abonnés qui ont subi pas mal de torts et de désagréments. C’est vrai, un bonus a été ouvert et balancé dans les portables. A la décharge de Telecel, certes, on peut évoquer son démarrage difficile et ses déboires judiciaires. Mais on ne peut pas comprendre qu’elle ait attendu que la case s’écroule avant de chercher à colmater les brèches, d’autant plus que cela était prévu, prévisible et sans doute surmontable, puisqu’un "accord" a été trouvé le 28 mai. Les consommateurs ne doivent donc pas en casquer les conséquences.

Pour le reste, cet épisode de la vie de l’économie du Burkina aura donné des leçons. L’adage qui dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres a été largement vérifié. Ce ne sont pas Telmob ni Celtel qui diront le contraire. Et on taira le cas de ces vautours en embuscade qui attendaient que Telecel trépasse, pour fondre sur sa dépouille agonisante.

Il reste maintenant à assainir l’offre clientèle des trois réseaux, gangrenée par des parasites, des imperfections, des coupures intempestives de communication, des tarifications opaques et onéreuses, des produits imparfaits… Bref, tout ce qui ne va pas dans ces compagnies de téléphonie mobile et Dieu sait s’il y a des choses à revoir. Et une fois de plus, ce n’est pas seulement dans ce domaine-là qu’il y a des choses à revoir. Vivement donc que ces coups de poing virils du gouvernement ne soient plus des exceptions, mais deviennent la règle.

Sidzabda

Le Pays

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