Vol Air France Ouaga-Niamey : La grande frayeur

Les passagers du vol AF 547 de la compagnie Air France de la nuit du 27 au 28 mai 2010 à destination de Paris via Niamey, ne se remettront pas de si tôt de leur grande frayeur. Partie de Ouagadougou aux environs de 20h30, la centaine de personnes à bord de l’Air Bus A340-300 ne s’imaginait pas ce qui l’attendait à Niamey. Cette nuit-là, un grand orage s’abattait sur la capitale nigérienne avec pour conséquences, des vents violents, des éclairs et une très mauvaise visibilité.

Après trois tentatives vaines d’atterrissage, le commandant de bord (une dame) choisit de retourner à Ouagadougou. Sur le chemin de retour, la violence de l’orage, la prolifération des zones de turbulence contraindront le pilote à dévier de sa trajectoire. Il fallait se poser au plus vite car l’orage, les vents se déplaçaient en direction de Ouagadougou.

Il s’est alors engagée une sorte de course-poursuite entre l’Air bus A340-300 et les phénomènes naturels. Dans l’avion, les passagers, à travers les secousses et les éclairs, savaient que ce vol ne sera pas comme les autres. Les uns s’agrippaient à leur fauteuil, les autres priaient leur Dieu et d’autres enfin, dépassés par l’ampleur des événements, semblaient minimiser la situation pour se donner du courage… Personne dans l’avion ne s’imaginait que le pire était à venir.

Et soudain, la turbulence est à son paroxysme. La commandante de bord n’eut pas le temps de terminer sa phrase (« PNC -personnel navigant de cabine- attachez vos ceintures… ») que l’avion s’engagea dans une chute libre. Une chute si brutale que ceux des passagers qui n’avaient pas gardé leurs ceintures de sécurité attachées ou qui les avaient mal ajustées ont été éjectés de leur siège. Des cris stridents dans l’avion… Puis, l’appareil se stabilise… Silence de mort.

Un silence plein de questionnements, car chacun des passagers se posait dans son for intérieur des questions : « Suis-je encore de ce monde ou dans une autre vie ? » Toujours est-il que l’intérieur du l’Air- bus était dans un sens dessus-dessous. Les coussins et les couvertures jonchaient dans les allées et sous les sièges. Passeports, téléphones portables, stylos, lunettes et bien d’autres objets ont été éjectés des poches de certains passagers, preuve de la violence de la chute de l’avion.

A l’atterrissage à Ouagadougou après la grande frayeur, les passagers ont applaudi mais certainement pas pour les mêmes raisons. L’idée folle des responsables de la compagnie Air France de repartir à Niamey pour embarquer une centaine de passagers qui attendaient pour se rendre en France n’a pas trouvé beaucoup d’adhérents parmi le personnel navigant et ce, d’autant plus que dès l’atterrissage à Ouagadougou, des passagers ont demandé à quitter l’avion. Mais, ils n’auront pas cette chance car l’appareil est resté fermé.

Après avoir refait le plein du carburant et après plusieurs hésitations du fait du mauvais temps qui s’était déplacé sur la capitale burkinabè, le vol AF547 est reparti mais cette fois-ci en direction de Paris. L’étape de Niamey a été annulée à la satisfaction générale des passagers. Que s’est-il réellement passé ce 27 mai 2010 ? La météo n’avait-elle pas prévu le mauvais temps au Niger ? Les questions restent posées, car là-dessus l’équipage n’a dit mot… A Paris, la pilote est restée dans sa cabine. « Elle rédige ses rapports », nous a-t-on dit, suite à notre souhait manifesté de la rencontrer.

Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA (rabankhi@yahoo.fr)

Sidwaya

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