Du soleil, pour le bonheur du monde rural

Il faisait 44 degrés à l’ombre ce jour-là lorsque nous est venus l’idée d’écrire cet article. Une question que certainement beaucoup d’autres burkinabè se posent nous agaçait l’esprit. Pourquoi continue-t-on à souffrir autant de pénurie drastique d’électricité alors que nous avons le soleil, source inépuisable gratuite d’énergie ?

Mais au fil du temps, le mot gratuit a perdu tout son sens. Pendant que nous nous grillons pratiquement sous le soleil impitoyable du Burkina, l’énergie solaire demeure un luxe pour les populations. La plupart des technologies développées en la matière viennent des pays qui ont nettement moins de soleil que le Burkina et en général de l’ensemble de nos pays sahéliens. A quand donc l’Afrique ? est-on tenté de reprendre avec le professeur Joseph Ki-Zerbo.

L’argument selon lequel, la production d’électricité photovoltaïque coûte 5 fois plus cher que l’électricité classique qui constitue le blocage principal pour nos pays,ne devrait plus être de mise aujourd’hui. L’équilibre écologique de la planète le recommande. Les retombées d’une telle énergie pour nos pays sont inestimables à long terme.

Cette technologie peut être très profitable aux pays pauvres dans la mesure où elle permet de produire suffisamment l’électricité, sans pollutions et sans nuire à l’environnement, pour alimenter des cuisinières, pomper l’eau, éclairer des dispensaires et faire fonctionner des téléviseurs. Le droit des populations rurales aux services sociaux de base bat en brèche tout argument basé sur le coût de cette technologie. Le plus important aujourd’hui, n’est pas de faire de grosses centrales à l’instar de celles annoncées par le gouvernement car elles risquent une fois de plus au regard de leurs coûts de ne pas aboutir.

Il s’agit plutôt de valoriser les compétences locales pour mettre l’eau et l’éclairage à la disposition des plus démunis, de réduire les mortalités néonatales en équipant les centres de santé et maternités de système d’éclairage et de chauffe-eau. Cela aurait non seulement l’avantage, de créer des emplois, mais aussi et surtout de sauver des vies.

Fatouma Sophie OUATTARA

Sidwaya

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