Electricité où es-tu ?

 

S’il y a bien un phénomène qui a marqué négativement le Burkina Faso dans la période 2009-2010, c’est bien le manque d’électricité. Le pays, jadis un modèle en terme de gestion et de disponibilité d’électricité, a fini par rejoindre le lot des pays à offre énergétique défaillante.

Longtemps pris comme l’un des pays au monde où l’électricité coûte chère, les autorités du pays n’ont eu de cesse de multiplier les initiatives pour pallier cette situation. L’interconnexion avec la Côte d’Ivoire s’est révélée après des études menées courant 2002 comme étant une bonne option. A cette époque en effet, la Côte d’Ivoire qui exportait de l’électricité vers des pays comme le Ghana se présentait comme une destination "électrique" de premier choix.

Mais à peine l’interconnexion Burkina-Côte d’ivoire réalisée que tous les espoirs burkinabè ont basculé dans le noir. Dans une situation de poste conflit, nul n’ignore que la Côte d’Ivoire est en phase de réorganisation. Ce pays, comme plus d’un se le demandent aurait-il dû mériter notre choix ? Il ne faut donc pas attendre de celui qui ne mange pas à sa faim qu’il vous donne à manger. Alors que faire ?

Cette question, les Burkinabè se la sont posée mille et une fois. Depuis la Sonabel, en passant par le ministère en charge de l’énergie et au Sommet de l’Etat, cette question est et reste une vraie préoccupation. L’électricité, loin d’être un objet de luxe est plus que jamais un outil de développement. La ménagère vendeuse d’eau glacée, le tailleur, le soudeur, le tenancier de débit de boissons, tous ont besoin d’électricité pour travailler, pour faire vivre leur famille. L’administration a également besoin d’électricité pour fonctionner.

Ce sont les efforts conjugués de tous ces travailleurs qui contribuent à booster la croissance, voire le développement du pays. Aussi, le Burkina Faso se voulant une destination privilégiée pour les investisseurs a obligation de mettre de l’énergie à leur disposition.

C’est dire que le combat pour la disponibilisation de l’électricité au Burkina Faso ne doit connaître qu’une seule issue : la victoire. Pays enclavé, pays agricole, pays qui fait du secteur privé le moteur de son développement, le Burkina Faso a suffisamment de raisons, d’engagement et d’ambitions qui ne lui permettent pas de se payer le luxe de ne pas avoir du courant ! Et pourquoi ne pas envisager la résolution des questions énergétiques à une échelle régionale ? Etant donné que la défaillance en terme d’électricité est partagée à l’heure actuelle par l’ensemble des pays de la sous-région !

Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA (rabankhi@yahoo.fr)

Sidwaya

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