Burkina- Unesco : Signature d’une convention sur les arts vivants

Le Burkina conforte son leadership culturel sur le continent africain. Avant hier matin, le ministre de l’Enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Paré, et la Directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, ont signé, à Paris, siège de l’institution, une convention portant création à Bobo-Dioulasso d’un Centre régional des arts vivants de catégorie II. Selon le ministre Paré, qui était accompagné du secrétaire général du ministère de la Culture, du tourisme et de la communication, Souleymane Ouédraogo, de l’ambassadeur du Burkina en France Luc Adolphe Tiao, de l’ancien diplomate John Kaboré, ce centre qui est placé sous l’égide de l’Unesco, « sera un lieu de

coordination et de promotion des arts vivants en Afrique au sud du Sahara ».

Le projet de création du centre régional, et la candidature du Burkina pour l’abriter avaient été examinés par les deux parties en juin 2009 à l’occasion de la XXXVe conférence générale de l’Unesco. Connu pour son dynamisme culturel à travers notamment le Fespaco, le SIAO, le Sitho, Le FILO, la signature de cette convention sur les arts vivants (musique, danse, cinéma, théâtre, arts du spectacle) est une récompense des efforts du « Pays des hommes intègres » dans la promotion de la culture nationale et la valorisation du patrimoine immatériel africain.

« Certes, l’Unesco n’apporte pas de financements, mais étant de catégorie II, le centre de Bobo bénéficiera de l’expertise de l’Unesco pour la formation des artistes africains qui en feront la demande », explique le ministre Joseph Paré. La Côte d’Ivoire et le Sénégal pourraient être les premiers partenaires du Centre, placé sous la responsabilité du ministère de la Culture, mais dont on ignore pour l’instant la date d’ouverture (Voir vidéo).

Sur un continent souvent déchiré par des irrédentismes identitaires, la directrice générale de l’Unesco et le ministre burkinabè n’ont pas hésité à établir un lien entre culture et développement, « la culture et la conservation des traditions étant, pour Mme Irina Bokova, des facteurs de cohésion entre les peuples », tandis que l’ex-président de l’Université de Ouagadougou professe que le développement repose sur le postulat selon lequel « autrui doit être considéré comme un autre que nous-mêmes ». Quant un Samogho se pique de philosophie…

Joachim Vokouma

Lefaso.net

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