Interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou : Le jus passera à partir de 2012

Les bailleurs de fonds du projet d’interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou, sous la houlette du Système d’échanges d’énergie électrique ouest- africain (WAPP), se sont réunis le jeudi 17 juin 2010 à Ouagadougou. On attend de ces derniers qu’ils communiquent leur enveloppe financière, en vue d’aider le Burkina Faso, notamment la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), à relever le défi de la couverture en énergie électrique du pays et surtout de la capitale.

La réalisation du projet d’interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou permettra d’accroître l’offre d’électricité de 30 MW supplémentaires d’ici à 2012 et de 100 MW à partir de 2016. La tenue de la présente table ronde des bailleurs de fonds du « Projet d’interconnexion 225 KV Bolgatanga-Ouagadougou » est une étape cruciale de la mise en œuvre du projet estimé à environ 36 milliards de francs CFA (73 millions de dollars US).

Pour le Secrétaire général du WAPP, Amadou Diallo, la présence des partenaires techniques et financiers (PTF) « est un signe fort et encourageant vis-à-vis de l’intérêt que vous portez à la résolution de la grave crise énergétique qui affecte de façon récurrente les ménages et les économies des pays de la sous-région ».

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Mauritanie ont d’ailleurs mis en place le WAPP pour pourvoir leurs pays en énergie et éviter les crises énergétiques vu la hausse de la demande en énergie. Cette rencontre des PTF permettra de définir les modalités d’une mise en œuvre diligente du projet pour produire de l’électricité à un prix compétitif au Burkina Faso.

Le Secrétaire général du WAPP a invité les bailleurs de fonds à s’assurer que les mécanismes de coordination qu’ils adopteront soient « suffisamment flexibles de façon à éviter d’aventure les retards dans la mise en œuvre du projet ». La forte progression de la demande en énergie électrique est un signe certain du regain de dynamisme du Pays des hommes intègres, a dit le vice-président du WAPP, Salif Kaboré. Ouagadougou et ses environs consomment, a-t-il affirmé, plus de 80% de la totalité de l’électricité produite au Burkina Faso.

« Nous avons la ferme volonté de voir aboutir dans les meilleurs délais ce projet stratégique pour le développement harmonieux de nos deux pays. Je ne doute pas que les échanges vous convaincront de la nécessité de continuer votre précieux appui à nos deux Etats. Je reste persuadé que vous serez à nos côtés pour nous aider à relever ce défi », a ajouté le directeur général de la Sonabel. Et comme l’impatience le tenaillait, il a émis le vœu que tous les partenaires du système, qui étaient tous présents, annoncent le montant de leur enveloppe avant la fin du conclave.

Pour le représentant des bailleurs de fonds, Issa Diaw, il est urgent d’assurer l’approvisionnement en énergie de façon régulière. Et de rassurer les parties prenantes que les bailleurs de fonds vont apporter le financement nécessaire pour une mise en œuvre rapide du projet. En rappel, le Burkina Faso et le Ghana entretiennent une coopération énergétique à travers de petites liaisons électriques depuis 2003.

Cyr Payim Ouédraogo & Esther Konsimbo (Stagiaire)

l’Observateur Paalga

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