Ailleurs dans le monde


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Burkina-Inde
Bientôt, un centre d’appel
Un premier centre d’appel téléphonique, c’est le projet que Noel Kaboré, Ministre des Postes et des Technologies de l’information et de la communication a ramené de l’Inde. En effet, lors de sa participation à la Conférence internationale des télécommunications tenue en Inde du 24 mai au 4 juin dernier, il a pu échanger avec les autorités indiennes en la matière.
Le centre d’appels aura une capacité de 400 postes. Il verra le jour grâce à un financement de 5 millions de dollars prêtés par la banque indienne Exim Bank. En matière de sous-traitance de centre d’appel téléphonique, l’Inde est le numéro un mondial.
Grace à ce centre qui sera bientôt installé au Faso, les abonnés d’une quelconque compagnie téléphonique basée hors d’Afrique et qui appellent pour des renseignements ne feront aucune différence entre les téléopérateurs burkinabè et les agents de la société qu’ils croient contacter. Les téléopérateurs locaux ne doivent jamais laisser transparaitre à leurs interlocuteurs qu’ils sont extérieur à l’entreprise.
L’existence de ces centres permet aux entreprises occidentales tout en délocalisant leurs plates-formes d’appel de réduire leurs coûts de prestation. Par la même occasion, cette décentralisation permet la création d’emplois. Le Burkina Faso, même s’il est un néophyte dans le domaine, sa relative stabilité politique, ses bas salaires, et la vigueur de sa jeunesse sont susceptibles d’attirer d’autres opérateurs.
En Afrique de l’Ouest, même si les centres d’appel se comptent sur le bout des doigts, le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ont une expérience dans le domaine. Ils abritent depuis plusieurs années des centres du genre.

Par Ramata Soré


Economie
Quarante entreprises défient leurs concurrentes occidentales

Selon la Banque mondiale, entre 2000 et 2010, l’économie de l’Afrique subsaharienne a pesé plusieurs milliards de dollars et bénéficié d’une croissance plus rapide que celles du Brésil et de l’Inde. Et selon les estimations du FMI, cette économie africaine est prévue pour progresser plus vite que celle du Brésil entre 2010 et 2015.
L’Afrique subsaharienne est donc en passe de rejoindre le groupe des BRIC que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Ces pays sont des puissances émergentes dont la richesse et le dynamisme ont fortement progressé au cours des dix dernières années.
L’émergence économique du continent africain est réconfortante d’autant plus que 40 de ces entreprises se positionnent le marché africain comme l’un des plus prometteurs au monde. Mieux, ces entreprises rivalisent avec celles des BRIC et certaines occidentales. Ce boom économique figure dans le "African Challengers : Global Competitors Emerge from the Overlooked Continent", un rapport du cabinet international de conseil Boston Consulting Group (BCG). Ce rapport a été publié le 2 juin dernier.
Les 40 entreprises prometteuses se localisent en Afrique du Nord et du Sud (Afrique du Sud, Botswana, Maurice, Libye, Algérie, Égypte, Maroc et Tunisie). L’Afrique de l’ouest y figure grâce au Nigeria à travers ses entreprises Dangote et Ecobank.
Dénommées les  »Lions Africains » par le BCG, environ 30 % de ces entreprises sont publiques ; 25 % œuvrent dans les services financiers ; 20 % dans l’énergie et les matières premières, 15 % dans les télécommunications, les technologies de l’information et de la communication. Et 10 % sont présentes dans le domaine des biens et services de consommation.
L’Afrique du Sud, la première puissance du continent, est la locomotive de l’économie du continent. Sur les 40 entreprises, 18 se trouvent dans ce pays.
L’avancée économique du continent fait dire à Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale à la Banque mondiale que l’Afrique doit attirer les investissements, et "pas seulement l’aide".
Au niveau de la Banque mondiale, la croissance économique africaine s’est traduite par une augmentation des droits de vote en faveur des économies en développement et en transition. D’ailleurs, le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a souhaité qu’à long terme, ce droit passe à 50 %. S’agissant plus particulièrement de l’Afrique subsaharienne, sa part est passée de 5,55 % à 5,86 %. Outre cela, le continent a gagné un nouveau siège au Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale. Ce siège permettra de faire entendre la voix et les préoccupations du continent.

R.S


Les Etats-Unis grignotent les "empires français »

Si le 31 mai dernier, Nicolas Sarkozy, le président français, a pu rassembler 38 pays africains à Nice en France, il n’est demeure pas moins que le pays du Général de Gaulle est en perte de vitesse sur le continent.

En effet, si au 19e siècle, apporter la civilisation aux peuples d’Afrique a été le leitmotiv qui a conduit les puissances européennes à coloniser le continent africain, en ce 21e c’est la lutte anti-terrorisme qui est le motif permettant aux Etats-Unis de s’imposer en Afrique. Et il va de soi que ce pays à travers plusieurs programmes aussi bien militaires (Africa Command, AFRICOM), que économique (African Growth and Opportunity Act, AGOA), etc., entretiennent des rapports avec la quasi totalité des 53 pays du continent.
Militairement parlant, les forces armées américaines sont présentes en Afrique subsaharienne ou semble-t-il, al-Qaeda, fortement présente, mène des activités subversives. Estimant que les terroristes peuvent profiter des zones frontalières peu contrôlées, les Etats-Unis ont augmenté leurs aides militaires aux pays africains et renforcé leurs bases militaires sur le continent.
De ce fait, de la base militaire de Djibouti en passant en Algérie avec l’Alliance Base, un centre de renseignement, aux bureaux locaux de renseignements antiterroristes ou Counter-terrorism intelligence centers -CTIC au Sénégal et en Côte d’Ivoire, etc., les Etats-Unis se déploient et resserrent leurs liens diplomatiques. A ce jeu, la France est plus ou moins perdante car pendant que le Sénégal et la Côte d’Ivoire demandent la fermeture de bases françaises, les Américains, eux, se font la joie de s’y installer, même si pour l’heure, ils ne disposent que de bureaux. Une autre activité militaire américaine : AFRICOM. Il permet aux Américains de former les armées africaines.
L’expansion américaine n’est pas seulement militaire, elle est également économique. Le quadrillage du continent est une façon pour les Etats Unis de s’assurer que les ressources du continent ne lui échappe pas et nourrissent la Chine, qui selon les experts, dans moins d’un quart de siècle sera aussi puissante que les Etas-Unis.
La stratégie américaine est donc de sécuriser les voies de communication notamment maritime pour permettre l’acheminement des ressources vers les Etats-Unis. D’où en partie, leur présence à Djibouti où transite une bonne partie de la production mondiale de pétrole.
Et même si la marée noire causée par BP dans le Golfe du Mexique en avril dernier focalise tous les débats sur la nécessité pour eux d’investir dans les énergies propres, il n’en demeure pas moins que le chemin est encore très long. Les Américains sont dépendants du pétrole et le resteront pour encore longtemps. Ils investissent et continuent d’investir entre autres au Ghana, au Nigeria tout comme au Soudan, etc. Mieux pour eux, ils arrivent à bouter les entreprises françaises qui avaient le monopole dans bon nombres d’anciennes colonies françaises. Au Tchad, par exemple, Elf a été remplacé par Exon-mobil. En Côte d’Ivoire, des sociétés américaines Ocean Energy et Ranger Oil ont désormais le monopole du pétrole et du gaz et même du cacao.
Et face à ce néocolonialisme américain, la France reste passive. Par exemple, lors de la crise qui a opposée la France et la Côte d’Ivoire en 2006, la France avait affirmé qu’elle n’avait aucun intérêt majeur en Côte d’Ivoire. La réalité était que les entreprises américains avaient mis hors-jeu celles françaises qui pendant longtemps avaient le monopole dans plusieurs secteurs.
Ici, le pire n’est pas le silence de la France, mais la quasi passivité de l’Afrique face à ce nouveau type de colonisation. Même si certaines puissances du continent telles l’Afrique du Sud et le Nigeria ont refusé que les Etats-Unis installent le siège d’AFRICOM sur le continent, il n’en demeure pas moins que si l’Afrique se veut indépendante, elle se doit de trouver des voies et moyens pour entretenir des relations saines et d’égal à égal avec les Etats-Unis. La passivité conduit toujours à l’aliénation et les filles et fils du continent en savent quelque chose lorsqu’ils se référent à la colonisation.

R.S


Gbagbo ne "connaît pas hier" !
Le président ivoirien est à fond dans son dialogue direct. La solution de la crise se concocte maintenant en famille. Ou du moins, c’est l’illusion que le président ivoirien veut donner. Une nouvelle initiative fait forcément gagner du temps.
Il semble que les protagonistes ivoiriens eux-mêmes ont compris le problème de Gbagbo. Pour un responsable des Forces Nouvelles, récemment en visite au Burkina, "Gbagbo veut que nous lui donnions l’occasion de reprendre la guerre. Or pour nous, la guerre est finie. Il s’agit maintenant d’aller aux élections et pour aller dans le sens du président, nous lui avons demandé de proposer la méthode consensuelle pour régler le différend de la liste électorale". C’est vraisemblablement sur cette hypothèse que travail le Premier ministre Soro Guillaume qui semble avoir réussi à convaincre Bédié et Ouattara de suivre le mouvement de Gbagbo. Mais comme Gbagbo " ne connaît pas hier ", pour utiliser l’expression moaga qui veut dire ingratitude, on n’est pas à l’abri d’un volte face. C’est pourquoi la date butoir semble être maintenant octobre prochain. La présidentielle devrait se tenir avant cette date. Or comme l’enseigne cette crise ivoirienne, une date butoir dans l’esprit de Gbagbo, c’est la prochaine ligne à franchir.
Le président burkinabè qui a commencé à avoir le tournis dans cette affaire s’est lui-même fixé une date au-delà de laquelle il va raccrocher. Si une solution n’intervient pas cette année, 2010, Blaise Compaoré a dit qu’il ne s’en occupera plus comme facilitateur.
Si cette sortie n’a pas provoqué de réaction officielle à Abidjan, ceux qui doivent redouter cette éventualité, ce sont les Forces nouvelles et leur Premier ministre. Dans la situation actuelle, un face à face, seul avec Gbagbo, va être mortel pour eux. La gestion du pouvoir a émoussé les ardeurs du côté de Bouaké.

N.A.B


Togo
Le vieux lion se rend

C’est une terrible fin de parcours pour l’opposant historique Gilchrist Olympio. Au soir de sa vie, il a été contraint par les circonstances de se rendre à son pire adversaire, le RPT. C’est un grand engagement qui se termine petitement et honteusement, puisque le père fondateur de la redoutable UFC s’en est allé du parti pour contrer un processus qui devait de toute façon l’exclure. Gilchrist Olympio n’a pas encaissé deux événements récents. Malade et empêché de se présenter à la présidentielle, il avait cru que l’UFC allait s’abstenir de participer au scrutin présidentiel. Il a été déçu et meurtri de constater le contraire.
Il s’était alors accroché à l’idée que le prétentieux candidat allait faire flop à l’élection. Terrible désillusion. Avec Fabre, l’UFC, malgré les magouilles des partisans de Faure, a fait son meilleur score aux élections présidentielles.
Le vieux lion n’a pas accepté qu’on puisse se passer de lui aussi cruellement. Le reste est devenu une affaire d’orgueil blessé. Que pouvait-il faire pour donner le change à une si grande trahison sinon que de se couvrir lui-même de l’opprobre ? Il n’a pas compris que l’UFC a gagné le droit de lui survivre parce qu’elle défend une certaine idée de la démocratie. Finalement Gil pourrait boire seul son opprobre jusqu’à la lien

N.A.B

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