Défilé de bijoux de création : Créativité, sensation et découvertes

La rotonde du centre culturel français Georges Méliès de Ouagadougou a été le théâtre d’un atypique défilé de bijoux de création savamment conçu par cinq créatrices regroupées au sein de l’association « Akatcha ». Le défilé qui a eu lieu le vendredi 18 juin 2010 a été suivi d’une exposition vente des œuvres de ces femmes qui oeuvrent pour un meilleur équilibre des genres à dimension universelle.

Alizeta Kaboré, Madjawala Traoré, Amy Sawadogo, Cynthia Bonnet et Daphné serelle, voici les cinq créatrices de bijoux venues de la ville de sya pour dompter les populations de la ville de Ouagadougou à travers leur imagination féconde de l’artisanat utilitaire et décoratif. Dans un défilé à l’allure d’un spectacle de danse contemporaine où la chorégraphie et la régie son et lumière expriment le même langage, la collection « Yenko let’s go » présentée met en scène, une création de bijoux hétéroclites de divers continents, de divers univers et de diverses cultures. Sur les corps nus des interprètes mannequins, se laissent apercevoir des perles, des colliers et des bagues issus d’un assemblage de matériaux nobles et communs.

A l’aide du verre, du cuir, du bois, des cornes, du bronze, des pierres, du coton,etc, les cinq mousquetaires de la parure ont produit des bijoux de corps tel que les cravates, des bracelets, des boucles d’oreilles, des bayas et d’autres additifs à la coquetterie humaine. Création de perles de papier et de plastique, l’exposition met en scène un ensemble de bijoux issus de la récupération faisant du travail de ces femmes une œuvre éco citoyenne. D’où l’universalité de ces créations imbibées d’une hétérogénéité des pièces dont la quintessence s’accommode à l’éponyme de l’association « Akatcha » qui signifie en dioula « abondance ». A juste titre, « Yenko let’s go » est l’interprétation de la multitude rappelant diversité et création infinie de ces femmes venant des contrées opposées du globe.

Cette exposition des bijoux de création est l’œuvre de trois burkinabè et deux française symbolisant la diversité et l’universalité dégagées à la lecture de ces parures de bijoux exposées à la rotonde du CCF/Georges Méliès. En toute évidence, il y a du féminin dans ces créations aux compositions hétéroclites juxtaposant formes, finesse, habilité et matières dans un univers d’esthétique culturelle et artistique. Ce n’est pas par hasard qu’une des créatrices se prénomme Daphné, nymphe d’une très grande beauté.

Nébilibié A. Bayili

Lefaso.net

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s