Sécurité alimentaire dans le Plateau central : Des avancées significatives

Le Projet d’intensification agricole par la maîtrise de l’eau dans les régions du Plateau central, du Nord et du Sahel (PIAME-PNS) a été financé essentiellement, entre novembre 2007 et décembre 2009, par la République du Venezuela. Ce projet qui est arrivé à terme, a occasionné la visite de terrain jeudi 8 juillet dernier, de la chargée d’affaire de l’ambassade du pays de Hugo Chavez, Laura Soarez, pour s’imprégner des réalisations en termes de renforcement de la sécurité dans la région du Plateau central.

Des rizières à perte de vue, des puits servant au maraîchage, des moutons élevés essentiellement, par les femmes… les acquis du Projet d’intensification agricole par la maîtrise de l’eau dans les régions du Plateau central, du Nord et du Sahel (PIAME-PNS) sont aisément perceptibles, à Boussé et à Dapelogo dans le Plateau central.

C’est sur ces deux sites que la chargée d’affaire de l’ambassade du Venezuela au Burkina Faso avec résidence à Bamoko, Laura Soarez, est retournée, quelques six mois après le projet. "Le financement est achevé depuis décembre 2009 et je suis venue vérifier les résultats", a-t-elle dit en substance.

A Boussé, à une cinquantaine de kilomètres de Ouagadougou, ce sont 288 producteurs (dont 180 femmes) qui exploitent 18 hectares d’un bas-fond aménagé à l’entrée de la ville. Les diguettes de 1450 mètres de cordons pierreux ont été entièrement réalisées par les exploitants.

Et entre 2008 et 2009, la moisson selon le superviseur, Daniel Willey, n’a pas été du tout maigre : 63 000 kg de riz récolté, soit environ 5,2 millions de F CFA dans l’escarcelle des producteurs. Juste à proximité de la rizière, ce sont les aires de maraîchéculture (1,5 ha) qui occupent les paysans en saison sèche. Les 14 puits disséminés dans le site permettent d’arroser les choux, les laitues, les tomates, les oignons et l’oseille dont les bénéfices pour l’année 2009, ont été évalués à 5,5 millions F CFA.

Le PIAME s’est aussi attelé à la promotion du petit élevage. "Il s’est agi de donner à cinq bénéficiaires, quatre brebis et un bélier pour produire, selon les calculs, six agneaux par an. Au bout de deux ans, le remboursement débute au profit du fonds communautaire qui servira à financer le même type d’élevage à d’autres personnes", a expliqué l’ingénieur d’élevage à du PIAME, Hamadé Ouédraogo.

Les bénéficiaires, note-t-on, sont essentiellement, des femmes. Après Boussé, Laura Soarez s’est rendue à Dapelogo pour évaluer les mêmes activités menées dans cette localité située à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou. Dans cette localité, 26 producteurs exploitent environ 6 ha, grâce à des digues d’irrigation à partir du barrage.

Ils ont eu plus de 2 millions de F CFA dans la vente du riz. En ce qui concerne le petit élevage, un enclos de collecte Sankiema, avec huit moutons en seulement dix mois d’activités, a été visité.

En somme, en deux années de fonctionnement du PIAME, selon le coordonnateur Seydina Oumar Traoré, les objectifs de départ, à savoir le renforcement des capacités des bénéficiaires, la maîtrise de l’eau, l’intensification de la production agricole, ont été atteints. "Le taux d’exécution est de 85%, malgré la baisse du cours du dollar qui a fait perdre au projet entre 20 à 25% de ses ressources", a-t-il déclaré. Qu’à cela ne tienne, s’est félicité Seydina Oumar Traoré.

Les producteurs se sont approprié les investissements. Pour la chargée d’affaires de l’ambassade du Venezuela, Laura Soarez, c’est d’ailleurs l’aspect le plus important. "Notre objectif était qu’une fois le financement terminé, les paysans puissent poursuivre les activités et non le contraire", a-t-elle soutenu, tout en se félicitant de ce qu’elle a vu sur le terrain. En plus, la diplomate vénézuélienne s’est réjouie du nombre élevé de femmes et de jeunes dans les différentes activités.

"Les femmes sont très efficaces dans tous les travaux qu’elles entreprennent. C’est pour cela que les résultats sont positifs", a révélé Laura Soarez. Les retombées allaient de son avis, être plus intéressantes pour cette frangé de la population, si le projet avait intégré dans son programme, des campagnes d’alphabétisation.

Sié Simplice HIEN

Sidwaya

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