Céline Landreau : Un mois au Faso.net et beaucoup d’expérience

 

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Céline Landreau

Après un Bac scientifique, Céline Landreau s’oriente en histoire et sciences politiques, puis envisage déboucher sur le journalisme. Dans le cadre de ses recherches pour son mémoire de Master, elle travaille sur la presse en ligne dans les pays en développement. Pour mieux cerner le sujet, l’étudiante des sciences Po de Toulouse a effectué un stage pratique d’un mois à la rédaction du Faso.net. « Une expérience très enrichissante », déclare-t-elle.

« Mon souhait serait bien sûr de pouvoir devenir journaliste dans les années à venir, mais avant cela il me faut terminer mon Master ». Et pour terminer son master, Céline Landreau, l’étudiante de sciences Po de Toulouse (France) a choisi le Burkina pour ses recherches. La presse écrite rencontre d’importantes difficultés en France, parfois attribuées à la presse en ligne. Céline veux donc voir si les enjeux sont les mêmes dans les pays en développement, où le taux de pénétration d’Internet est plus faible. Elle ne s’est pas posé beaucoup de questions pour le choix du Burkina Faso.

« Ayant déjà eu des échanges avec le Burkina, c’est naturellement que je me suis tournée vers les sites internet burkinabè ». Après un tour d’horizon, le choix est fait. « Lefaso.net m’a semblé très intéressant ». Céline prend contact avec les responsables qui l’acceptent au sein de la rédaction pour un stage d’un mois.

Ainsi donc, elle atterrit à Ouagadougou le 1er juin 2010 et y reste jusqu’au 08 juillet. Elle se frotte à un environnement bien différent de celui qu’elle avait connu jusque là.

Au fond, le travail du journaliste est universel, chercher l’information pour la retransmettre au lecteur, en l’ayant décortiquée, analysée… Mais, « les enjeux sont parfois différents de ceux que l’on peut connaître en France, surtout pour la presse en ligne », reconnait-elle. Sur le plan des infrastructures, « les journalistes burkinabè doivent composer avec des problèmes que nous ne rencontrons pas en France : le délestage, les problèmes de connexion… », constate-t-elle. Céline apprend beaucoup sur les conditions de travail des journalistes burkinabè, les difficultés qu’ils rencontrent. Mais, « c’est sans aucun doute sur le plan humain, grâce à toutes les discussions que j’ai pu avoir que j’ai le plus appris », précise-t-elle.

Bien qu’étant toujours étudiante, Céline n’est pas à sa première expérience dans un organe de presse. Elle a déjà réalisé d’autres stages dans des journaux français, notamment à la rédaction du quotidien Ouest-France et du mensuel Le Spectacle du Monde. Pour autant, l’expérience burkinabè n’en est pas moins enrichissante et la jeune étudiante se dit prête à la rééditer. « Bien sûr ce serait un plaisir de revenir », nous confie-t-elle.

Le plus grand choc

« A la sortie de l’avion, la circulation ouagalaise, aux règles parfois difficiles à comprendre pour un européen », voilà le premier et peut-être le plus grand choc pour cette « aventurière ». Au fil des jours, Céline Landreau s’habitue et même parvient à comprendre mais sans pour autant accepter cette circulation, peu respectueuse des règles de bonne conduite. Ce qui lui cause d’ailleurs quelques inquiétudes. « Au retour, j’aurai peut-être du mal à reprendre la circulation française avec ses règles trop rigoureuses », s’inquiète-t-elle. Pour sa première venue en Afrique, comme la plupart des visiteurs du pays des hommes intègres, Céline est impressionnée par l’accueil des Burkinabè. « C’est certainement la qualité de l’accueil et la disponibilité des Burkinabè qui m’ont le plus marquée », avoue-t-elle.

Le climat burkinabè n’est pas des plus sympathiques du monde, avec des températures frôlant souvent 45°. Mais Céline s’adapte vite et bien. En dehors de la rédaction du faso.net, elle ne tarde pas à se faire accepter par le voisinage. Ses atouts : une ouverture d’esprit remarquable, le respect et la considération pour tous, une curiosité déconcertante. Elle met à profit son séjour pour visiter ce pays enclavé. Céline va à la découverte du pays des hommes intègres. Elle visite plusieurs sites touristiques notamment les ruines de Loropéni, les cascades de Banfora, la vieille mosquée de Dioulassoba, les crocodiles sacrés de Sabou, le parc animalier de Ziniaré, les granites de Laongo, le village artisanal de Ouagadougou, le musée national…

Comme divertissement, Céline joue au football comme défenseur. C’est peut-être ce qui lui aura le plus manqué à Ouagadougou. Mais, elle s’est contentée des matchs de la coupe du monde à la télévision. Unique fille de sa famille, l’étudiante de 21 ans aime le voyage et a déjà fait la connaissance de plusieurs pays européens et américains (Canada, USA). Sa future profession de journalisme lui permettra sans doute d’assouvir cette passion.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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