Recherche agricole en Afrique : Blaise prône une double révolution verte

 

Ouagadougou accueille du 19 au 24 juillet 2010 la 5e Semaine africaine des sciences agricoles et l’assemblée générale (AG) du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA). Le président du Faso, Blaise Compaoré, qui a procédé, hier jeudi dans la salle des Banquets de Ouaga 2000, à l’ouverture officielle des travaux, a estimé que pour répondre aux nombreux défis agricoles et alimentaires, il faudra désormais une double révolution verte.

Rencontres d’importance, la 5e Semaine africaine des sciences agricoles et l’AG du FARA réunissent des représentants des institutions africaines et non africaines de la recherche agricole, des universités, des organisations de producteurs agricoles et d’éleveurs, des ONG, des décideurs du secteur privé et des partenaires au développement du continent.

L’Afrique, depuis plusieurs années, porte les marques de crises alimentaires répétitives, bien qu’elle soit une région qui dispose de vastes étendues de terres cultivables et d’importantes réserves de biodiversité. Cette situation commande aux décideurs d’avoir une vision prospective pour faire face aux besoins alimentaires de la population africaine quand elle aura franchi la barre de 1,9 milliard d’habitants à l’horizon 2050.

Le défi, a relevé le chef de l’Etat, est alors de parvenir à une agriculture moderne et productive, conduisant à une forte augmentation de l’offre des produits alimentaires et à un renforcement des capacités du continent à nourrir les populations, tout en étant compétitive sur le marché mondial.

La tenue de la 5e Semaine africaine des sciences agricoles et l’AG du FARA sous le thème : « Innovation agricole dans un contexte global en évolution », hautement saluée par Blaise Compaoré, est une occasion de souligner l’importance et la pertinence de la recherche scientifique dans le développement du secteur agricole, de partager mutuellement les résultats et expériences dans le domaine.

De par la noblesse des objectifs visés, la recherche agricole et les innovations technologiques, qui prennent en compte l’environnement et les écosystèmes, entendent aller au-delà de la révolution verte classique pour s’engager vers la révolution doublement verte.

Le Pays des hommes intègres, a indiqué son président, a développé des politiques dans ce sens pour gagner la bataille de la sécurité alimentaire et de la sauvegarde des biotopes. Pour Blaise Compaoré, la problématique de l’agriculture africaine se pose en un triptyque. Il y a d’abord l’accroissement de la production, ensuite la transformation des produits agricoles et enfin la commercialisation.

Le président avoue avoir foi en la capacité de l’Afrique à relever les défis du développement des produits agricoles dans un environnement mondial en perpétuelle mutation. Pour ses énormes efforts en faveur de la démocratie et la bonne gouvernance, la Fondation pour la démocratie en Afrique, au cours de la cérémonie d’hier, a décerné au premier des Burkinabè, la « Médaille de la gloire ». Il a alors marqué sa détermination à continuer d’œuvrer à la consolidation de la sécurité humaine en Afrique et dans le monde.

D. Evariste Ouédraogo & Cyr Payim Ouédraogo Quid du FARA ?

FARA ? C’est le Forum pour la recherche agricole en Afrique. Il regroupe et forme des coalitions des principales parties prenantes dans la recherche agricole et le développement en Afrique. Le FARA complète les activités novatrices des institutions nationales, la recherche internationale et sous-régionale pour offrir des services plus réactifs et plus efficaces à ses intervenants.

Il joue des rôles de plaidoyer et de coordination pour la recherche agricole pour le développement, alors que les systèmes nationaux de recherche agricole (SNRA), les instituts de recherche avancée (IRA) et les centres internationaux de recherche agricole (CIRA) développent des technologies améliorées dans le continuum recherche-développement dans leurs pays respectifs et les zones de couverture. L’objectif principal du FARA est de réduire durablement l’insécurité alimentaire en Afrique et la pauvreté, et améliorer les conditions de l’environnement.

L’objectif spécifique du FARA est de contribuer à l’accroissement de la productivité agricole, à la compétitivité et à l’amélioration durable des marchés en Afrique. Le FARA, dans sa vision et sa mission, met l’accent sur ses engagements envers les Objectifs de développement du millénaire pour l’éradication de la pauvreté extrême et la faim. Le siège du FARA se trouve à Accra au Ghana.

C.P.O. & D.E.O.

L’Observateur Paalga

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