Jean Guion répond au Figaro

 

extra7Dans le quotidien français Le Figaro du 9 août dernier, la journaliste Sybille Rizk, au détour d’un article sur le Burkina, s’en prenait au Burkina. Ce qui lui vaut le droit de réponse suivant, de images rizkM. Jean Guion, président du Conseil International de Solidarité avec le Burkina Faso

 

Madame,

Vous faites payer bien cher à ce pauvre Liban sa culture, sa diversité, son dynamisme et son ouverture d’esprit ! Vous trouvez, à cette occasion, judicieux de mêler un autre Etat Francophone à votre analyse, le Burkina Faso.

Comparaison n’est pas raison…En effet que peuvent avoir en commun un Etat Sahélien enclavé, un Etat établi autour d’un port commercial millénaire situé au carrefour des Mondes, et un autre Etat classé parmi les premiers producteurs mondiaux de diamants ?

Ne considérez pas, Madame, qu’être voisin d’un pays tel que le Burkina Faso est une faute, voire une tare.

Tout d’abord permettez-moi de vous dire que vos sources ne sont non seulement pas fraîches mais aussi plus que contestables !

Que diriez-vous si l’on vous classifiait, Dieu nous est témoin que cela ne nous a pas effleuré, dans une liste officielle "des journalistes déficients", établie par un "Fonds mondial pour la pensée unique" créé sans contrôles ni bases sérieuses, il y a moins de trois ans, par des pasteurs intégristes, racistes et homophobes dont on sait les liens avec les tenants des violences au Moyen-Orient ?

Après l’Irak, le Liban serait-il la nouvelle cible ?

Des organismes, eux reconnus et sérieux, ont une toute autre idée du Burkina Faso…

Transparency International le classe dans le top dix des pays les moins corrompus, il est le premier et seul pays de l’espace UEMOA et le 3e de l’espace CEDEAO après le Cap Vert et le Ghana. Il est à la 8e place des pays d’Afrique subsaharienne où la corruption se pratique le moins. Pour Reporter Sans Frontière le Burkina Faso est passé de la 85ème place en 2002 à la 57ème en 2008. Soit un bond de 28 rangs sur 175 pays étudiés.

Il n’est plus devancé sur le continent que par des pays tels le Ghana ou l’Afrique du Sud ! Les conclusions de « Doing Business » sont claires et nettes, le Burkina Faso a l’environnement d’affaires le plus attractif parmi des pays de la zone OHADA, et est considéré comme le 6ème meilleur réformateur mondial !

Le Monde du 17 avril soulignait que le Burkina Faso serait un des rares pays à avoir une croissance positive de près de 5% cette année ! Peu étonnant car avant « notre » crise la croissance fut si forte que, fait exceptionnel en Afrique, un taux à 2 chiffres était à portée de main !

Quant à la revue "Challenges" elle considère que le Burkina Faso est le seul pays francophone, avec huit autres anglophones, à réunir les conditions pour faire partie des pays émergents.

Ce ne sont là que quelques exemples qui démontrent que le Burkina Faso a su conjuguer la bonne gouvernance économique et financière avec la bonne gouvernance morale basée sur les droits de l’homme.

Le Burkina Faso a su apporter une réponse à l’hémiplégie dont sont trop souvent atteints les états en voie de développement qui tentent d’être bons gestionnaires certes, mais font parfois fi de l’humanisme et de l’éthique dans le domaine de la pratique gouvernementale et des libertés publiques !

Jean R. Guion
De l’Académie Française des Sciences d’Outre Mer
Conseiller Spécial Politique & Diplomatique
Président de l’Alliance Francophone
Vice-Président du Gala de la Presse

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