Libération des otages espagnols d’Al Qaïda : La discrétion payante de la diplomatie burkinabè

 

Détenus depuis novembre 2009, Albert Vilalta et Roque Pascual, les deux otages espagnols d’Al Qaïda du Maghreb islamique ont été libérés ce lundi 23 août 2010. Ils ont fait escale à Ouagadougou où ils ont été reçus pas par le président du Faso avant de s’envoler pour leur pays.

17h 47mn, l’hélicoptère atterrit à l’entrée du palais présidentiel de Kossyam. A l’intérieur, les deux otages espagnols accompagnés du chef d’Etat-major particulier du président du Faso, le colonel-major Gilbert Diendiéré. Plus de 268 jours de détention, dans des conditions que les ex-otages ont voulu taire. « Aujourd’hui est un grand jour ; je suis très content ». C’est la seule phrase que prononcera Albert Vilalta. Aucun mot à la presse de la part de Roque Pascual, le deuxième otage. Ces deux espagnols étaient détenus par le groupe Al-Qaïda du Maghreb islamique pendant neuf mois. La dernière partie de la libération des otages s’est joué à Kossyam.

Que d’émotions à l’atterrissage de l’hélicoptère BF-9202. C’est au bord des larmes que les deux otages effectuent leur descente d’avion. Ils sont directement introduits à la salle d’audience de Kossyam où les attendait le président burkinabè Blaise Compaoré. Certainement pour lui dire merci pour son action ayant permis leur libération. A peine dix minutes avec le chef d’Etat burkinabè, sans la presse et les espagnols heureux de retrouver la liberté reprennent leur vol. Cap sur l’aéroport international de Ouagadougou. La joie de retrouver les leurs se lient sur les visages des désormais ex-otages d’Al Qaïda du Maghreb islamique. Ni le chef de l’Etat burkinabè, ni les officiels burkinabè, ni les espagnols ne se sont adressés aux journalistes.

L’ambassadeur de l’Espagne au Burkina ainsi que le secrétaire espagnol à la coopération ont accompagné Roque Pascualet Albert Vilalta à l’aéroport international de Ouagadougou où ils prendront un vol qui les conduira dans leur pays. Fin du calvaire. Comment ont-ils été traités ? Pas de réponse. Seul constat : Albert Vilalta boitille. Il aurait reçu trois balles pendant sa détention. Mais, la joie de retrouver la liberté semble atténuer cette douleur. C’est une victoire de plus pour la diplomatie burkinabè. Discrète mais efficace. Une fois de plus, le Burkina vient d’engranger un grand point positif.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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