Libération d‘otages : les Burkinabè entre approbations et inquiétudes

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Le Burkina a pesé d’un poids non négligeable, pour ne pas dire déterminant, dans la libération, ce dimanche 22 août 2010, de Roque Pascual et Albert Vilalta, les ex otages espagnols. Du reste, ceux-ci ont transité par Ouagadougou, la capitale burkinabè, ce lundi 23 août 2010, avant de rallier l’Espagne. Mais, cette implication ne fait pas que des heureux, certains Burkinabè ont quelques appréhensions. D’autres refusent même de se prononcer à visage découvert, de peur, affirment-ils, de subir les foudres des terroristes. Les plus courageux ont confié à Fasozine.com leurs sentiments, ce mardi 24 août 2010.

Adama Sambré : "Franchement, l’implication de notre pays dans la libération des otages me fait peur. Les terroristes sont des gens imprévisibles. Aujourd’hui, ils collaborent avec toi et demain on ne sait pas comment ils se comporteront. Je crois que nous devons nous départir de cette histoire de libération d’otages, si nous voulons avoir la paix avec les terroristes. Mais ce qui me rassure un peu dans cette histoire, c’est que le président Blaise Compaoré est au devant des choses."

Alidou Nana : "Je ne sais même pas pourquoi nos autorités s’impliquent dans cette histoire de libération d’otages. Ce qui m’inquiète davantage, c’est que le jour où les terroristes vont commencer à prendre en otages des Burkinabè ou quand ils vont commencer à placer des explosifs dans nos marchés, se sont les pauvres citoyens qui seront les premières victimes, car nos autorités sont hyper protégées."

 

Issouf Sawadogo : "Je ne sais pas pourquoi chaque fois, c’est le Burkina qui réussit, là où les autres échouent. Cela m’inquiète parce que le reste du monde pourra penser que nous sommes en très bons termes avec le mouvement terroriste Al-Qaïda. Souvenez vous qu’il n’y a pas longtemps, on accusait notre pays d’abriter des terroristes sur son territoire. Avec cette nouvelle donne, je suis inquiet."

 

 

Antoine Badamassi : "On ne peut pas faire des omelettes sans casser les œufs. On ne peut pas vouloir que le Burkina ait un rayonnement international sur le plan diplomatique et au même moment avoir peur du mouvement Al-Qaïda. C’est un grand coup diplomatique à saluer. Si notre pays peut contribuer à faire libérer des gens qui auraient pu être tués, c’est une bonne chose. Nous félicitons le président du Faso et ces conseillers qui sont arrivés à faire libérer ces otages espagnols."

Khalil Traoré : "Je crois qu’on a n’a pas a avoir peur, parce que les Burkinabè n’entrent pas dans le viseur des terroristes. La plupart du temps, ceux-ci s’attaquent aux Occidentaux et à ceux qui peuvent leur trouver de l’argent. S’ils s’attaquent aux Burkinabè, ils n’auront même pas un seul copeck, et ils le savent très bien."

 

Inoussa Ouédraogo (Stagiaire)

Fasozine

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