UE-Burkina Faso : Une aide budgétaire générale de 31,5 milliards de FCFA

La délégation de l’Union européenne au Burkina Faso a procédé le 25 août 2010, à un décaissement de 31,5 milliards de F CFA (48 millions d’euros) sous forme d’appui budgétaire général dans le cadre du "Contrat OMD–Appui budgétaire pour la croissance et la réduction de la pauvreté".

L’Union européenne appuie le développement du Burkina Faso via des projets, un dialogue avec le gouvernement et des aides budgétaires, c’est-à-dire des contributions directes au budget de l’Etat. Celles-ci se font en coordination avec d’autres Partenaires techniques et financiers (PTF) engagés dans un dialogue régulier concernant les finances publiques avec le gouvernement.

Dans ce contexte, l’Union européenne (UE) et le Burkina Faso ont signé en 2009 le "Contrat OMD – Appui budgétaire pour la croissance et la réduction de la pauvreté", une convention de financement d’un montant de 210 milliards de F CFA (320 millions d’euros), par laquelle l’UE s’engage à soutenir le Gouvernement burkinabè dans ses efforts de croissance économique et de lutte contre la pauvreté sur une période de 6 ans (2009-2014). Au cours de cette période, le gouvernement peut donc bénéficier d’un appui annuel de 35 milliards de FCFA sous forme d’aide budgétaire générale.

Le "contrat OMD", conclu dans le cadre du 10e Fonds européen de développement (FED), constitue le plus vaste programme d’appui budgétaire général de l’histoire de la coopération au développement entre l’Union européenne et un Etat de la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique, et c’est également le plus gros programme jamais approuvé entre l’Union européenne et le Burkina Faso.

Il consiste en un appui massif au budget de l’Etat burkinabè et a pour objectif de soutenir les efforts du Burkina Faso pour réduire la pauvreté et atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. Le contrat OMD vise en particulier à soutenir les efforts du Burkina Faso dans les domaines de la santé et l’éducation de base.

Le contrat OMD comporte deux périodes : 2009-2011 et 2012-2014. Il offre au gouvernement non seulement des moyens importants pour répondre aux défis dans les domaines de la santé et de l’éducation de base, mais également un délai de trois ans pour y faire face et obtenir des résultats concrets , par exemple en ce qui concerne la scolarisation des filles, la qualité du système éducatif, la santé maternelle et infantile.

Le niveau des décaissements effectués au cours de la période 2012-2014 dépendra des résultats atteints dans ces domaines sociaux. Dans le cadre du suivi de ce contrat, la Délégation de l’UE est donc engagée dans un dialogue régulier avec le gouvernement en matière de santé et d’éducation.

. Le décaissement de la tranche fixe de 2010 a été rendu possible car, en 2009 et en 2010, comme ces dernières années, le pays a pu maintenir la stabilité du cadre macro-économique malgré des difficultés liées à des facteurs endogènes et exogènes (crise financière et économique mondiale, inondations du 1er septembre 2009) : un taux de croissance de 3,2% en 2009 (contre 5,2% en 2008), et un taux d’inflation stabilisé à 2,6% (contre 10,7% l’année précédente).

La baisse du cours du pétrole et l’accroissement des cours et de la production de l’or ont, en 2009, permis de réduire les effets des différents chocs et ont constitué des éléments favorables à la croissance du pays.

. Progressé en matière de mise en œuvre des réformes en finances publiques. Ceci a été mis en évidence par différentes analyses (PEFA, revue globale des dépenses publiques, revues du FMI, revue annuelle dans le cadre de la stratégie de réforme des finances publiques) bien que des défis importants demeurent toutefois à relever.

Ces défis concernent notamment la mobilisation des recettes internes, les marchés publics et le contrôle externe. Ils sont suivis par le gouvernement burkinabè, appuyé par des partenaires techniques et financiers dont l’UE. Celle-ci soutiendra les efforts du gouvernement à travers son futur programme d’appui aux finances publiques et aux statistiques (10 millions d’euros) en cours de préparation.

. Fait évoluer le cadre de suivi de la mise en œuvre de la politique de référence au niveau national en passant du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) à la Croissance accélérée et de développement durable (SCADD) en cours d’élaboration, même si cette phase de transition n’est pas toujours facile. A travers la SCADD, il s’agit de lever les obstacles à la croissance, de réduire la vulnérabilité de l’économie aux chocs extérieurs et d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Elle sera mise en œuvre à partir de 2011. Il convient de souligner que le Gouvernement est en train de préparer une requête de décaissement pour bénéficier d’un appui supplémentaire de 3,5 milliards de FCFA (5,3 millions d’euros) au titre de la tranche annuelle de performance du même "Contrat OMD".

D’ici la fin de l’année, d’autres aides budgétaires générales venant notamment en soutien au gouvernement pour faire face à l’impact de la crise économique et financière, compléteront les montants cités ci-dessus, ainsi qu’une aide budgétaire sectorielle dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

Sidwaya

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