Investiture de Blaise

Après la "hauteur d’homme", cap sur la céleste

Par Germain Bitiou Nama

La grand-messe a été dite. Tout peut commencer à présent. Le candidat Blaise va pouvoir se lancer à l’assaut de l’électorat avec son armada de supporters et d’alliés. Plus qu’en 2005, il a besoin d’une victoire éclatante. Le souci n’est pas la présente élection qu’il compte gagner sans coup férir, mais la prochaine qu’il n’est pas autorisé à briguer en raison de la limitation des mandats qu’impose la constitution. Pour enfreindre la loi fondamentale, Blaise sait que sa majorité au parlement ne suffit pas. Il lui faut la légitimité. Il croit pouvoir trouver celle-ci dans le score qu’il obtiendra au soir du 21 novembre. S’il obtient un plébiscite, la porte sera ouverte pour procéder à la révision de l’article 37. C’est cela l’enjeu du scrutin présidentiel à venir. Maintenant qu’il a été investi, reste la grande bataille pour la victoire éclatante tant attendue !

Heureux comme des gamins ces responsables du CDP. Il fallait les voir sur les gradins du Palais des sports, le samedi 21 août dernier. Contrairement à 2005 où la pluie avait gâché la fête à Ziniaré, la soirée du 21 août dernier avait été précédée par une abondante pluie matinale, ce qui a favorisé une température très clémente. Il fallait voir les mines réjouies des stratèges des grandes victoires du CDP. D’habitude crispé, Léonard Compaoré affichait une sérénité peu ordinaire. Kanidoua, le balaise, se fendait d’un rire caverneux. Alain Yoda, le petit bissa tout agité et si heureux qu’il avait du mal à tenir sur sa chaise. Hubert Yaméogo, le colosse du Bulkiemdé. Celui-ci avait l’air de nous prendre à témoin de l’extraordinaire mobilisation de son parti. Basile Guissou, d’habitude prêt à pousser des cris d’orfraie sur la poussée libérale au sein de son parti, semblait avoir rangé ses scrupules pour se mêler à la cohue générale. Lui qui d’habitude donnait l’impression d’avoir vieilli sous le poids de ses bouquins semblait avoir pris une cure de jouvence. Et que dire de Moshe, le maoïste reconverti aux vertus capitalistes, d’Achille Tapsoba, le philosophe entré en politique et qui a peu à peu pris congé de la rigueur conceptuelle pour cause de réalisme politique. Jean Marc Palm, Kader Cissé, ces anciens adeptes d’Enver Hodja, de Souslov et de Mao, convertis au compaorisme après l’étape de la Révolution démocratique et populaire (RDP). Tout ce beau monde était là pour célébrer Blaise, "le candidat multipolaire", "l’homme de dialogue", "l’homme qui avance avec son peuple", "le facilitateur, artisan de la paix". Nous nous en voudrions d’oublier Kadidiatou Korsaga, militante de la première heure, Saran, l’ex-étudiante rebelle, femme politique de proximité. Voici le tableau de la nomenklatura du CDP. Joliment habillés, leur présence était remarquable. Tout aussi remarquables étaient les militants de l’ADF/RDA, arborant l’uniforme à l’effigie de l’éléphant et décidés à faire sensation à l’aune de l’applaudimètre. On a désormais pris l’habitude de compter avec les chefs coutumiers à chaque manifestation du parti au pouvoir, en particulier en période électorale. Enfin il faut souligner la présence de nombreuses banderoles, magnifiant les "qualités exceptionnelles" de leader du candidat.

Le défi de l’organisation

L’investiture du candidat Blaise est le premier défi d’envergure du directeur de campagne, Assimi Koanda. Au-delà de la grande mobilisation des partis et associations qui soutiennent la candidature de Blaise, on aura noté la touche traditionnelle conférée à l’événement avec l’impressionnante présence de la cavalerie. C’est certainement la contribution des chefs traditionnels qui ne se sont pas contentés de leur présence physique. Le cheval est le symbole par excellence du pouvoir traditionnel, en particulier chez les Moose. Avec la présence d’une bonne centaine de chevaux constituant la haie d’honneur, les coutumiers renforcent sans complexe leur arrimage à Kosyam. La sortie spectaculaire d’un chef coutumier sur la piste, esquissant des pas de danse en compagnie de la chanteuse Wendy montre bien que ces derniers ne se gênent pas d’afficher publiquement leur parti pris quand il s’agit surtout des manifestations du pouvoir. Ce n’est pas demain la veille que nos responsables de la coutume vont accepter la dépolitisation de leur fonction. Le débat initié par le CGD sur la question a révélé les résistances parfois farouches de leurs représentants les plus en vue. Blaise apparaît comme celui qui les a réhabilité après la traversée du désert qu’a constitué pour eux la période révolutionnaire. Mais à vouloir trop réaliser la symbiose avec les puissants du moment, ne risquent-ils pas de le payer très cher quand tournera le vent ? Il est sans doute temps de négocier un statut social reconnu par l’ensemble des composantes politiques et sociales du pays. C’est le seul moyen de se mettre à l’abri des aléas politiques.


Blaise, le candidat multipolaire

La volonté de Blaise est de ne pas dépendre d’un parti dont les exigences ne s’accommodent pas toujours avec ses ambitions personnelles. Il est normal qu’un dirigeant cherche à nouer des alliances au-delà de sa formation politique. Mais les alliances doivent obéir à des principes. L’histoire politique du Burkina nous a suffisamment instruit sur les processus de création des partis et leurs stratégies politiques. Dans la kyrielle des partis qui soutiennent le chef de l’Etat, nombre d’entre eux sont directement inspirés par Blaise lui-même. Selon les besoins du moment, ils sont hibernés ou réactivés. En dehors de l’ADF/RDA et dans une moindre mesure l’UPR, ces partis n’ont aucune activité en dehors des périodes électorales. Ce sont des partis mercenaires entièrement acquis à la cause de Blaise Compaoré. Ils n’ont aucune trésorerie propre et vivent de quelques subsides qui leur sont de temps en temps accordés par Kosyam. Même l’ADF/RDA est largement tributaire de la générosité du chef de l’Etat. La stratégie de ce parti, c’est de rester le plus longtemps possible scotché au généreux donateur dans le but de capter des financements. A la différence des autres, il a une base politique réelle qu’il s’emploie à monnayer au prix fort. Gérard Kango en homme politique avisé sait bien que son fils n’a pas encore la carapace d’un chef d’Etat. Il lui a sans doute conseillé de se mettre au service de Blaise en attendant son heure. Cependant, la mise en œuvre de cette stratégie ne va pas sans problème. La récente polémique sémantique sur son appartenance à la mouvance présidentielle est à cet égard révélatrice. Gilbert comme on le sait ne se dit pas membre de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), mais plutôt de la majorité présidentielle. Cette nuance sémantique (si elle existe) a un objectif : ne pas se confondre à cette kyrielle de formations politiques indigentes, de sorte à pouvoir capter une part consistante de la manne. Il a apparemment réussi à faire passer son manège, sans doute parce que cela entre dans le jeu de Blaise Compaoré. Un CDP trop fort et sûr de lui n’est pas souhaitable pour lui. Mais les dirigeants de ce parti ont-ils seulement la volonté et le courage de passer outre cette vision ? Tant que Salif Diallo était là, le CDP pouvait résolument s’opposer aux prétentions de l’ADF/RDA. On l’a vu aux dernières élections législatives au Nord quand il était le commissaire politique de cette zone. Mais il n’est plus aujourd’hui qu’un militant de base. L’exhibitionnisme auquel l’ADF/RDA s’est livrée au Palais des sports le 21 août dernier témoigne bien de l’assurance dont fait montre ce parti depuis sa disgrâce. L’UPR s’est récemment inscrite dans la même stratégie que l’ADF/RDA avec cependant moins de succès. Le leader de ce parti n’avait pas hésité à s’engager dans des activités factieuses au sein de l’AMP en tentant de constituer un groupe à part. Malheureusement pour lui, les partis qu’il a touchés n’ont pas marché dans le coup. Il a néanmoins persisté en faisant bande à part dans une déclaration de soutien à la candidature de Blaise Compaoré. Que le cérémonial de l’investiture ne l’ait pas prévu parmi les intervenants du jour montre bien que son initiative n’a pas été validée. Avec un personnage ombrageux comme Simon Compaoré à la coordination de l’AMP, Toussaint Abel Coulibaly peut être sûr qu’il est désormais en zone de turbulence.

La vie politique complètement gangrénée

Devant le piteux spectacle qu’offrait partisans de l’ADF/RDA, du CDP et de la FEDAP/BC dans leur frénésie à vouloir prouver à l’applaudimètre leur représentativité, un confrère d’une radio internationale nous confiait hilare : "Blaise est fort. Il a réussi à opposer les gens et il est lui-même assis tranquille". La coterie entretenue par les responsables de ces organisations ne pouvait cacher la gêne que l’on ressentait dans l’immense cuvette du Palais des sports. Les militants de base ne comprennent rien à ces subtilités, eux expriment de manière brute la rivalité profonde entre les organisations. Cela fait penser à cette rencontre à la Chambre de commerce de Ouagadougou où Ladji Kanazoé invitait les opérateurs économiques à cotiser massivement pour aider à l’établissement de la CNIB afin que Blaise puisse remporter une victoire éclatante. Comme si tous les membres de cette Chambre étaient des supporters de Blaise. Les relais sur le terrain ne comprennent pas toujours les subtiles stratégies des cercles politiques élitistes. Blaise Compaoré a complètement faussé le jeu politique en développant un clientélisme qui confine au mercenariat. Inutile de demander à des hommes politiques totalement dépendants dont certains ne sont rien d’autres que des délinquants dont on a mis le pied sur leurs dossiers de justice de se comporter en hommes politiques responsables. C’est l’équation politique qui se pose à tous les démocrates qui appellent de leur vœu un impossible changement par les urnes. C’est le sens profond de la revendication d’une refondation de l’institution républicaine. En attendant cela, Blaise continue sa fulgurante chevauchée. Quel score lui faudra-t-il pour se faire une nouvelle légitimité ? En 2005, il avait acquis un score " à hauteur d’homme ". Il lui faudra désormais culminer dans les 90% pour atteindre la hauteur céleste digne de la stature royale qu’il s’est bâtie !


Investiture de Blaise Compaoré
Tous derrière "l’homme d’exception"


La chefferie coutumière au cours de la cérémonie d’investiture.

Par Moussa Zongo

Blaise Compaoré a été investi candidat à la présidentielle comme prévu ce samedi 21 août au cours d’une cérémonie que les organisateurs ont voulu grande au Palais omnisport de Ouaga 2000. Comme au congrès du CDP, les partisans sont revenus sur " le caractère exceptionnel de l’homme " pour justifier leur choix. Très attendu sur la question de l’article 37, Blaise a balbutié sur le sujet.

Ils ont déployé de gros moyens peut-être pour montrer jusqu’à quel point ils prennent au sérieux leur " affaire ". Des tentes géantes ont été dressées hors de la cuvette du Palais omnisport avec 21 postes téléviseurs écrans plats pour permettre aux nombreux délégués restés dehors, faute de place à l’intérieur, de pouvoir suivre en direct l’événement. Des troupes traditionnelles de danse et de chansons venues des différentes régions du pays rivalisaient de talents depuis l’entrée de la cour du stade pour accueillir les grands invités et les grands militants. Les plus visibles et qui comptent au sein de l’appareil d’Etat étaient tous là. Tout le gotha qui ne jure que par Blaise Compaoré, l’homme qui les unit. Des ministres, ambassadeurs, responsables de grands services, militaires reconvertis en politique ont pour la plupart abandonné veste et cravate pour porter la chemise et autres " Lacoste " à l’effigie du chef de l’Etat. Autre présence remarquée, la chefferie traditionnelle. Les bonnets rouges étaient aussi là avec leur boubou et canne entourés de leurs ministres et courtisans pour investir celui qui depuis 23 ans préside aux destinés du peuple burkinabè. Amadou est un jeune étudiant de 22 ans. Il n’a connu que Blaise Compaoré comme président et pour lui, leur candidat est l’homme de la situation. Coopté par la section du CDP de l’université de Ouagadougou, il a dit avoir appris à connaitre l’homme. Comme lui, des centaines d’autres jeunes de sa génération sont là depuis plusieurs heures pour assurer l’animation hors du palais en attendant le début effectif de la cérémonie prévue pour 16h. Ces jeunes du CDP estiment que Blaise Compaoéré, à 59 ans, est toujours de leur génération. " Je suis jeune, Blaise Compaoré est jeune ", pouvait-on lire sur certaines banderoles affichées en grand nombre avec des slogans à la gloire de leur leader incontesté. Ceux qui attendent aussi dans la cuvette du Palais depuis quelques heures ne s’ennuient pas. Des artistes en vogue comme Ahmed Smani et Wendy et autres sont là pour prester en Play back leurs tubes les plus joués dans les disquettes et sur les ondes des radios. Des posters géants de Blaise trônent dans tous les coins. Des posters qui présentent l’homme avec un grand sourire pour exprimer la joie du premier des Burkinabè. Comme prévu, c’est à 16h que le grand manitou arrive accompagné de son épouse dans la salle. La foule se lève pour saluer " l’idole de tous les temps ". Les partis politiques et structures associatives qui apportent leur soutien à la candidature de Blaise prennent la parole pour justifier leur choix. Le CDP, l’ADF/RDA, l’AMP et la FEDAP/BC sont tous revenus sur la qualité de l’homme et le bilan du quinquennat passé. Un bilan qu’ils jugent tous largement positif. Deux raisons suffisantes pour renouveler leur confiance à l’homme "visionnaire". Tous l’ont affirmé. Le Burkina avance avec l’homme du 15 Octobre. N’en déplaise au PNUD, qui classe le Burkina depuis quelques années, avant dernier pays dans le monde en matière de développement humain. Blaise est "L’homme qui a su et qui a pu apporter à notre pays des acquis réels au plan politique, économique et social selon le président de la FEDAP/BC. Un homme d’exception que nous envie le monde ". Il ne manque pas de souligner qu’ils ont été les premiers à inviter Blaise Compaoré à se présenter aux prochaines présidentielles. C’était le 18 avril 2009 à Bobo. Quoi de plus normal que la coalition constituée autour de Blaise lui demande de se présenter pour un nouveau bail. Mais Blaise Compaoré qui avait déjà annoncé sa candidature avant les grands fora de formalités que les différents partis ont organisés pour l’investir a néanmoins dit " oui " aux différents appels. Pas de grande annonce dans les différents discours de soutien. La question sur la modification de l’article 37 qui crée la polémique n’a pas été abordée par les intervenants même si la plupart des partisans de Blaise Compaoré prônent le saut du verrou des mandats. Il a lui-même évoqué implicitement la question. Fidèle à sa réputation, rien de clair sur sa position réelle par rapport aux excitations de ses partisans qui prétextent d’ailleurs leur initiative sur l’appel que le chef de l’Etat a lancé en décembre dernier. Blaise a préféré maintenir le flou. "Dans l’esprit de la démocratie républicaine, des plateformes de concertation seront organisées le moment venu pour apprécier la nature et la pertinence des reformes utiles à la modernisation et au raffermissement de notre système de gouvernance politique et institutionnelle ", déclare-t-il dans son discours. " Nous proclamons que notre constitution doit être conforme aux principes universels, aux réalités africaines et inspirée par notre expérience de l’exercice du pouvoir et les enseignements tirés du fonctionnement de nos institutions ", ajoute-t-il. Au cours de la cérémonie, partis politiques et autres structures de soutien ont tenu à montrer leur présence et leur différence à l’intérieur du Palais des sports à travers des cris à chaque fois que le nom de leur organisation ou de leur président est prononcé. Chaque organisation à travers ses militants voulait se faire entendre. L’ADF/RDA qui n’est pas membre de l’AMP a voulu démontrer que seule, elle pouvait faire plus de bruit que les nombreux partis de l’AMP. Venus des provinces et des quartiers de Ouagadougou, les partisans de Gilbert Ouédraogo ont pu se faire voir et entendre. Sans doute une façon aussi pour l’ADF/RDA de convaincre leur candidat qu’ils comptaient bien plus que du beurre.

Présidentielle 2010
Me Sankara appelle à un sursaut patriotique

Le président de l’Union nationale pour la renaissance/ Parti sankariste (UNIR/PS), Me Benewendé Stanislas Sankara, affiche ses ambitions pour l’élection présidentielle à venir. Investi au dernier congrès comme candidat de son parti, il a cédé son siège à son suppléant pour, dit-il, se consacrer à la bataille électorale prochaine. Cette formation d’obédience sankariste dispose de quelle arme pour aller à l’assaut de la citadelle de la majorité présidentielle et ses satellites et espérer ravir le fauteuil présidentiel à Blaise Compaoré? Avec la communalisation intégrale, le " parti de l’œuf " dispose de plus de 400 conseillers municipaux. Il gère deux mairies de communes rurales : la commune rurale de Yaho dans la province des Balé et celle de Tema Bokin dans le Passoré. 15 de ses conseillers siègent dans les différents arrondissements de Ouagadougou. Les femmes figurent parmi les représentants du parti à l’échelle locale et nationale. Le parti compte notamment une élue député dans la présente législature et quelques femmes sont conseillères municipales. En plus de disposer d’élus locaux, l’UNIR/PS totalise 5 députés à l’Assemblée nationale, ce qui fait de son président le chef de file de l’opposition. Dans son dispositif de campagne, Maître Sankara a installé 42 présidents fédéraux et 13 commissaires régionaux dont la mission consiste à mobiliser toutes les énergies pour la victoire à la présidentielle prochaine. C’est avec cet acquis que le célèbre avocat affrontera Blaise Compaoré dont la candidature est soutenue par une kyrielle de partis dont les principaux sont le CDP et l’ADF/RDA. Il y a également l’Alliance de la mouvance présidentielle (AMP) qui regroupe 35 petits partis. Une élection sans enjeu est-on tenté de dire. L’électorat même semble l’avoir boudé du fait qu’elle soit déjà pliée. Mais Me Sankara croit toujours en ses chances. Déclinant tout fatalisme, Me Sankara entend se battre avec des armes démocratiques pour transformer le jeu politique tout en soutenant que son parti n’est pas électoraliste. Quant aux annonces faites tambour battant par le parti majoritaire de procéder à des réformes constitutionnelles et institutionnelles, Me Sankara est convaincu qu’il n’y a pas de chance pour ces réformes tant que l’objectif final visé est la violation de la souveraineté du peuple burkinabè dans sa quête de changement et d’alternance alternative. Ce peuple, a-t-il ajouté, a été longtemps sevré de progrès et de justice sociale. L’UNIR/PS fait sien ce slogan du président Thomas Sankara : " osons inventer l’avenir ". Pour ce faire, il a énuméré 5 défis à relever si le pouvoir échoit entre ses mains au soir du 21 novembre. Ces défis sont entre autres : le défi du déficit alimentaire, le défi du déficit en capital humain, le défi du déficit environnemental, le défi du déficit de l’emploi et le défi du déficit de la gouvernance. Bénéwendé Stanislas Sankara et les siens envisagent la création d’une boutique dans un avenir proche où seront organisés des concerts de sensibilisation et travaillent à parfaire le site web du parti. Des associations se mobilisent pour faire du porte à porte dans le cadre de sa campagne de sensibilisation. Comme quoi, l’effet Obama a aussi gagné le Burkina. Un autre défi qu’ils se sont lancés, c’est arriver à travers les contributions des militants et sympathisants à assurer une victoire éclatante à l’issue du scrutin présidentiel. Ce qui a marché en Amérique peut aussi marcher au Faso. Pourquoi pas ?

Merneptah Noufou Zougmoré

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