Conflits interreligieux : une préoccupation au 22e Congrès mondial de l’UCIP

Dans le cadre du congrès mondial de l’Union catholique internationale de la presse qui se tient du 12 au 19 septembre 2010, à Ouagadougou, les conflits interreligieux étaient le 13 septembre dernier, au centre des échanges, avec une communication délivrée par M. Ben Namdi du Nigeria et le Père Paul Varghèse de l’Inde.

Les conflits interreligieux constituent aujourd’hui une menace pour la paix et la solidarité dans le monde. Les journalistes catholiques réunis au sein de l’UCIP en se rencontrant à Ouagadougou dans le cadre de leur congrès mondial ont décidé de plancher sur le sujet dans l’après-midi du lundi 13 septembre 2010. La thématique « Les conflits interreligieux et les défis de la paix », traitée sous forme de panel, a été animée par M. Ben Namdi du Nigéria et le Père Paul varghèse de l’Inde tout en considérant les situations respectives de leur pays comme des cas d’études. Après une présentation de l’Inde à travers sa carte postale, « mon père » dira que la pauvreté, l’injustice sociale et l’intolérance sont les causes principales des conflits interreligieux ; tout cela étant doublé d’une ignorance exponentielle des règles fondamentales de la religion. Au Nigeria en plus de ces raisons, les conflits interreligieux, sont une tare héritée de la colonisation.

En effet, ce pays a, au moment de sa capitulation signé avec sa métropole deux traités de protectorat. Un avec le Nord peuplé majoritairement de musulmans et un autre avec le sud réservé aux chrétiens. Et le communicateur indien prône le dialogue entre les religions. « Nous avons besoins de connaître et de comprendre non seulement notre religion, mais aussi celle des autres, pour mieux les apprécier afin que règne le respect mutuel », a affirmé le Père Varghèse. Le Nigeria reste un pays perpétuellement en proie à des interminables crises et des guerres civiles teintées de divergences religieuses. Face à ces affrontements qui frôlent parfois le génocide, les responsabilités sociales du journaliste pèse davantage, et les hommes et femme de médias doivent prendre toute sa mesure.

Car certains médias, en temps de guerre se livrent plus au sensationnel ou à l’émotionnel reléguant l’éthique et la déontologie du métier au second rang. Pour M. Namdi, le journaliste en général et le journaliste catholique particulièrement doit répondre aux exigences de la profession, tout en fondant sa conscience sur les valeurs cardinales de sa religions. « Nous devons mettre nos plumes, nos micro et nos cameras au service d’une société de tolérance, de justice, de paix et d’équité », a-t-il dit. C’est le seul gage d’un monde épris de justice. La rencontre a pris fin par une messe qui a été dite au sein du complexe de Ouaga 2000, pour une issue paisible de la présidentielle guinéenne.

Romain NEBIE

Commission presse du 22e Congrès de l’UCIP

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