Campagne agricole 2010 au Sahel : Le génie agronomique dompte les terres sahéliennes

Le ministre délégué à l’Agriculture, Abdoulaye Combari a effectué une tournée de suivi de la campagne agricole les 22 et 23 septembre dans la région du Sahel, visitant au passage 4 sites dont l’un d’eux laisse admirer des épis de maïs en pleine région dunaire.

 

 

« Voici le maïs du Sahel, Monsieur le gouverneur » s’est écrié le ministre Combari dans le champ de Maïga Oumarou, cultivateur à Oulo, village à quelque 50 km au nord-est de Dori. Le maïs, de la variété KEJ, Barka et Wari, défie visiblement le milieu naturel et présente de beaux épis. Leur cycle de maturation se situe entre 65 et 70 jours selon le directeur régional de l’Agriculture, Seydou Sana.

De son avis, c’est pour permettre aux paysans de se rendre compte qu’il est possible de produire le maïs dans la région du Sahel. La démonstration a donc été confiée au paysan Maïga qui a expérimenté 14 variétés améliorées de sorgho, de maïs et d’arachide, avec six autres variétés locales sur un sol sablonneux.

Les résultats sont très encourageants. Avec l’aide des visiteurs, il a récolté sur place une variété améliorée de niébé. Deux autres variétés améliorées de cette spéculation ont atteint la période de maturation tandis que la variété locale, malgré sa bonne physionomie, a encore besoin de plusieurs pluies pour boucler son cycle végétatif. L’arachide et le sorgho se comportent aussi bien.

Ce champ de dunes en gestation n’inspirait que scepticisme a sein de la population locale. « Les paysans ne croyaient pas qu’il soit possible de cultiver du maïs, du sorgho ou de l’arachide », se rappelle le directeur provincial de l’Agriculture du Seno, Ibrahim Ouédraogo.

« Les gens disaient que je suis fou », renchérit M. Maïga, l’exploitant agricole qui, lui-même, n’était pas si optimiste. « Je ne savais pas que sur ce sol pauvre on pouvait produire du mil, du sorgho. Mais aujourd’hui, je peux maintenant les (les camarades) conduire de la façon qu’on m’a montrée. Je prie Dieu de m’aider à les conduire », a-t-il longuement expliqué pour rassurer le ministre et les autorités locales qui l’accompagnaient. Il a exprimé sa préférence dorénavant pour la variété précoce.

L’intérêt des populations ne s’est pas fait attendre. Beaucoup se sont manifestés à disposer la saison prochaine de ces semences-miracles selon le directeur provincial de l’Agriculture, Ibrahim Ouédraogo. Quant au ministre, il a quitté le champ avec satisfaction : « personnellement j’ai été agréablement surpris de voir la façon dont se comporte le maïs au Sahel », a-t-il confié à la fin de la tournée, dans un autre champ d’expérimentation à Bani.

Aimé Mouor KAMBIRE

Sidwaya

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